La Dépêche de Kabylie

Tizi N’Tleta Toujours pas d’amélioration au collège du chef-lieu – Les parents d’élèves dénoncent

Les conditions dans lesquelles les collégiens du chef-lieu communal de Tizi N’Tleta suivent leur scolarité sont des plus difficiles, et ce, depuis un long moment déjà. En effet, leur établissement, implanté à proximité de la route nationale 30, voit une rivière d’eaux usées se déverser à seulement un mètre de son portail. Les élèves l’enjambent matin comme soir ce qui constitue un réel danger pour leur santé : «C’est le souci majeur de tous les parents. C’est inadmissible qu’une institution étatique, une école qui plus est, ait un cadre pareil. Nous avons pourtant, maintes fois, attiré l’attention des responsables sur ce problème, mais il semble qu’ils se complaisent à faire la sourde oreille !», s’insurge un parent d’élève d’Aït L’Hadj Ali. L’intérieur de l’établissement, non plus, n’est pas reluisant, s’offusquent les parents d’élèves. La cour, les salles de classes et les sanitaires auraient besoin, en urgence, de quelques travaux de réaménagement : «Nous espérions que les choses allaient changer, notamment après plusieurs actions de rue et plusieurs protestations. Malheureusement, mis à part l’installation du chauffage et quelques travaux de rafistolages, aucune amélioration réelle n’est venue alléger le quotidien de nos enfants dans leur scolarité !», fulmine ce parent d’élève résidant au chef-lieu. Il est à rappeler, en effet, que rien que l’année passée, les élèves ont organisé au mois de février, une série des grèves, accompagnées d’une marche vers le siège de la mairie où ils ont observé un sit-in pour dénoncer l’état chaotique dans lequel se trouve leur école. Une commission d’inspection a même été envoyée par la tutelle sur les lieux, ajoute un membre de l’association des parents d’élèves : «Le problème majeur, ce sont les égouts qui coulent à ciel ouvert, dégageant des odeurs nauséabondes et mettant en danger la santé des enfants». Notre interlocuteur ajoutera d’un air menaçant : «les responsables doivent prendre leurs responsabilités, sinon, nous n’aurons pas d’autres choix que de procéder à des grèves jusqu’à l’aboutissement de nos revendications».

 B. K.  

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