La wilaya de Tizi-Ouzou a célébré hier, en grandes pompes, le 51ème anniversaire de la journée de l’émigration, fait historique qui coïncide, cette année, avec la célébration du 50ème anniversaire de l’indépendance du pays.
Ce jour là c’est en France même que les algériens subiront une répression féroce de la part de la police française, lors d’une manifestation pacifique. Quelques deux cent (200) personnes perdront la vie lors de ces massacres, pour la plupart jetées à la Seine. De nombreux disparus, des milliers de blessés et pas moins de 12 mille arrestations ont eu lieu le même jour. Pour rappel, les algériens sont sortis, ce jour là crier leur mécontentement suite au couvre-feu qui leur fut imposé de 20h30 à 5h30. Hier, au niveau de la wilaya, outre la cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs et la lecture de la Fatiha au niveau du carré des martyres de M’Douha, une exposition de photos et de documents historiques retraçant la lutte du peuple algérien, lors de la guerre de la libération et, bien évidement, les massacres du 17 octobre 1961, un événement qui a marqué cette période coloniale, fut mise sur pied. De même que des conférences-débat ont été organisées, avec, notamment, l’intervention de M. Leghima Djillali, cadre de l’ex-fédération FLN de France.
Lors de ces manifestations initiées par l’Organisation Nationale des Moujahidines, Wilaya sept historique et auxquelles a pris part une délégation officielle, composée du premier magistrat de la wilaya, M. Abdelkader Bouazgui, du chef de l’exécutif et des représentants de la société civile. Lors de la même journée, le wali de Tizi-Ouzou a procédé à l’ouverture de la cinémathèque de Tizi-Ouzou au public.
«Fidai» en avant-première pour l’ouverture de la cinémathèque
Le film « Fidai » réalisé par Damien Ounouri, a marqué hier, l’ouverture de la cinémathèque au public de la wilaya. Une projection, en avant-première, dont le thème est en rapport avec la célébration de la journée de l’émigration. La nouvelle structure, dont la capacité d’accueil est de 250 places, peut répondre aux besoins de la wilaya. C’est ce qu’a signalé en effet, le directeur du centre algérien de la cinématographie, M. Lyès Semiane. Le même orateur précisera que « le public de la wilaya a été privé de cinéma depuis plus de 10 ans. Et l’ouverture de la cinémathèque tombe à point nommé au niveau de la région qui compte de nombreux cinéphiles, et je pense que la capacité d’accueil et très acceptable dans un premier temps », expliquera le responsable. L’orateur précisera que les projections pour le grand public qui vont officiellement commencer aujourd’hui, se feront à raison de deux projections quotidiennes. Le public aura, en effet, droit à une séance à 14h, une autre à partir de 16h, avec des prix de billets d’entrée qui varient entre 50 DA, pour les étudiants et 70 DA, pour public en général. M. Lyès Semiane n’écartera, par ailleurs, pas la possibilité d’envisager d’autres programmations à partir de 18h. « C’est selon la demande enregistrée », dira t-il. Le même responsable, tout en rappelant le travail qui se fait au niveau du ministère de la Culture et les efforts consentis afin de mettre à la disposition de la population des salles de cinéma pour chaque région du pays, parlera de deux salles de cinéma qui vont être rouvertes après rénovation, au plus tard en janvier prochain. L’une à Constantine, en décembre, la seconde à Annaba, dont les portes devront être ouvertes au public à partir du mois de janvier.
Ch. T.
