La zone d’activité (ZAC) de Seddouk, située dans la zone périurbaine du chef-lieu communal, fait du surplace.
En effet, cela fait vingt-trois ans que l’agence foncière, en charge de sa gestion, a procédé à l’attribution des lots de terrains au profit des operateurs économiques de la région, lesquels operateurs n’ont, majoritairement, pas encore lancé leurs activités. « Au jour d’aujourd’hui, sur les 27 postulants à l’investissement attributaires, il n’y a que 3 qui ont concrétisé leurs engagements », fait remarquer Mr Benamar, le premier magistrat de la commune de Seddouk. « Nous avons interpellé à maintes reprises l’agence foncière pour qu’elle fasse pression sur les acquéreurs, en les incitant à matérialiser leurs investissements, mais sans grand succès pour l’heure », déplore l’édile communal. On apprend qu’en vertus d’une clause liant les deux parties contractantes, les acquéreurs s’étaient engagés à lancer leur activité économique dans un délai convenu. Passé cette échéance, si aucune activité n’est concrétisée, l’acquéreur restitue le lot de terrain acquis. Ce qui ne semple pas être le cas, puisque la majorité du foncier acquis n’est, ni exploitée, ni restituée. Pour le P/APC de Seddouk, ce statu quo ne fait qu’enfoncer davantage dans les fanges de l’indigence une région déjà durement éprouvée par le marasme économique. « L’exploitation de cette ZAC est salvatrice à plusieurs égards, en ce sens qu’elle contribuera à renflouer les caisses de la commune et à absorber un tant soit peu le chômage endémique qui sévit dans notre circonscription », plaide le maire de Seddouk.
N. M.

