La Dépêche de Kabylie

Benidjellil Plus de 500 élèves de la commune sont scolarisés dans les municipalités limitrophes – L’inscription d’un lycée, une nécessité

La commune de Benidjellil est bien nantie en matière d’infrastructures scolaires dans les deux premiers paliers. Elle est pourvue de dix écoles primaires réparties à travers les villages de la commune et de deux CEM implantés au chef-lieu. Il lui manque cependant un lycée pour s’auto suffire en matière de scolarisation des enfants. Pour cela, les autorités locales n’ont cessé depuis 2007, d’en faire la demande à la wilaya, affirme le vice président de l’APC, Cheurfa L’hachemi. « Notre commune compte plus de 500 lycéens inscrits dans les lycées des communes limitrophes telles que Beni Maouche, Timezrit, Sidi Aïch, El-kseur, Seddouk et Smaoun, d’où des charges exorbitantes sont engagées chaque années par la municipalité. Pour éviter les désagréments et la perte de temps à nos lycéens, qui sont obligés de sortir de chez eux en hiver dans le noir, soit à 6h du matin et rentrer dans le noir le soir, soit à 18h, nous n’avons cessé de demander depuis 2007 à la wilaya l’inscription d’un lycée à Bénidjellil. Mais notre demande tarde à être entérinée. Le transport scolaire coûte cher pour notre commune pauvre et démunie de toute ressource autre que les subventions allouées par l’Etat. Nous signons chaque année des conventions avec 13 bus de transport privés pour 100 mille dinars par mois. Nous recevons une subvention de 1. 5 millions de dinars qui ne suffit pas à couvrir les charges de transport annuelles et il nous faut à chaque fois puiser 1. 2 millions du budget communal. Ce sont là les différentes raisons soulevées dans nos différentes correspondances envoyées à la wilaya. Nous arrivons difficilement à supporter les charges inhérentes au transport scolaire. Nous avons profité de la dernière visite du wali pour lui exposer nos problèmes et lui expliquer qu’un lycée est plus qu’indispensable à Benidjellil. Nous lui avons même fait visiter le terrain de 10. 000 mètres carrés que nous avons réservé pour accueillir l’établissement scolaire dont rêvent nos enfants », dira le vice président. La scolarité des enfants est un secteur que l’Etat ne cesse d’encourager pour assurer une instruction pour tous, afin d’éradiquer l’analphabétisme notamment dans les campagnes.

L. B.

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