La constitution, sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, d’un groupe de travail, chargé de la confection d’un avant-projet de loi sur le nucléaire, inaugure, pour notre pays une nouvelle ère : celle de l’utilisation de nouvelles techniques, de nouvelles sources d’énergie, en mesure de donner un coup de pouce au développement. On connaît aujourd’hui les bienfaits de l’atome, dans divers domaines. Les réactions nucléaires produisent, dans plusieurs pays, une partie importante de l’énergie électrique consommée. L’agriculture bénéficie aussi de ces techniques mais c’est en médecine que les perspectives sont les plus prometteuses. Depuis de nombreuses années plus d’un demi siècle déjà, le phosphore radioactif est utilisé pour traiter la leucémie et l’iode radioactif pour certains cas de d’hyperthyroïdie. Quant au domaine de l’imagerie médicale, il n’a cessé de bénéficier de l’apport du nucléaire pour affiner les diagnostics, donc déterminer les traitements. La prospection de certains organes, comme le système nerveux central, ne peuvent aujourd’hui se passer de ce qu’il convient d’appeler la « médecine nucléaire ». Mais le nucléaire n’est pas sans risque : pollutions, atteintes à l’environnement, risque pour la santé. C’est pourquoi il est demandé au groupe de travail algérien de mesurer tous les risques pour les éviter. L’Algérie, qui s’est engagée auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique à n’utiliser le nucléaire que dans les domaines pacifiques, ne pourra que profiter des bienfaits de cette énergie. Certes nos réserves en pétrole et en gaz sont loin d’être épuisées, mais dès à présent, il faut songer à des sources de remplacement et l’uranium est certainement de celles-là !
S. Aït Larba
