Les élèves en danger permanent

Partager

Les élèves de l’école primaire du village d’Imlikchène, située à quatre (4) kilomètres environ de Tighilt-Bougueni, chef-lieu de commune de M’Kira, courent, quotidiennement, au moins deux dangers. En effet, le portail de cet établissement donne directement sur le chemin intercommunal qui relie la localité de M’Kira à celle d’Aït Yahia Moussa. « Ce chemin est très fréquenté par des centaines d’automobilistes, de jour comme de nuit, car c’est un raccourci pour déboucher directement sur la RN 25, qui mène à Tizi-Ouzou et plusieurs autres localités. Elle dessert non seulement les gens de la localité mais également ceux de Timezrit, Tizi-Gheniff et Chabet El Ameur », nous déclare un  parent d’élève. Il insistera sur le fait qu’aucun ralentisseur n’est disponible au niveau de l’école, alors que les automobilistes, inconscients, ont tendance à appuyer sur le champignon à cet endroit. « Nous avons à maintes reprises demandé aux autorités locales d’installer des dos d’ânes mais rien n’a été fait jusqu’à ce jour », ajoutera un autre père de famille.  De son côté M. Amar Hamtouche, le directeur de l’école nous désignera également le long caniveau, qui longe l’établissement et qui constitue le deuxième danger qui guette les élèves : « Vous voyez ce caniveau, il est très utile car il évacue les eaux de pluie, mais les jours de beau temps, c’est un réel danger. N’étant pas couvert, les élèves prennent des risques en le traversant, ils s’en amusent même. Il est malheureusement arrivé que certains y soient tombés et s’y soient blessés, en arrivant ou en rentrant à la maison, pour eux c’est un jeu », nous confie notre interlocuteur. Il nous confiera également que plusieurs correspondances ont été adressées aux autorités locales afin qu’elles procèdent à sa protection par des dalles en ciment ou par des grilles mais sans obtenir aucune réponse.  Le directeur de l’école du village Imlikchène nous parlera aussi de la bâche à eau, réalisée depuis plus de deux années sans qu’elle ne soit fonctionnelle jusqu’à ce jour. « Pour le stockage de l’eau, nous avons une citerne, car malgré l’existence d’une bâche à eau, réalisée depuis deux années, celle-ci n’a pas été raccordée à la conduite de l’AEP malgré nos multiples démarches auprès de l’APC », conclut M.Amar Hamtouche qui espère que la nouvelle APC daignera jeter un regard sur tous ces problèmes.  

  Essaid Mouas

Partager