La plupart des villages de cette commune, notamment ceux du versant ouest du chef-lieu, souffrent du manque d’eau. Tafoughalt est un village de plus de cinq mille habitants, situé au bout de la chaîne d’alimentation en eau potable de ce flanc.
C’est le village le plus touché par cette crise aiguë de l’eau. « Cela fait maintenant presque deux mois que nous n’avons pas la moindre goutte d’eau. Ce dernier été fut le plus dur que nous ayons vécu ces dernières années. Et ça continue !», nous a dit un habitant d’Ath Salem. Tous les quartiers de ce village ne sont alimentés qu’une seule fois par mois, à tour de rôle. Néanmoins, et aux dernières nouvelles, le projet retenu au lieu-dit Chakour a repris, après un abandon de plusieurs mois. En effet, au grand bonheur des villageois, l’entreprise réalisatrice a repris les travaux de la construction d’un réservoir qui servira de station de reprise pour alimenter le château d’eau de Lemeslan, d’une capacité de 500 mètres cubes. « Tous les travaux concernant ce projet, entre autres les équipements électromécaniques, les forages et l’alimentation en énergie électrique, ont été confiés. Les entreprises détentrices des marchés vont intervenir incessamment », apprend-on auprès de l’APC. Si ce projet est le bienvenu pour les habitants de ce village, il faut toutefois signaler que la revendication essentielle du comité de village concerne le raccordement de cette contrée au barrage de Koudiat Acerdoune. « Le projet de Chakour ne sera qu’un appoint, mais il faut que les autorités tiennent leurs engagements, donnés par écrit, promettant que notre village sera alimenté à partir de Draâ El-Mizan et par ricochet du barrage de Koudiat Acerdoune », a précisé un membre de la délégation de villageois reçue par les autorités de wilaya en juillet dernier. L’espoir est donc permis aux cinq mille habitants de ce village, de voir l’eau couler en quantité suffisante de leurs robinets, l’été prochain au plus tard.
Amar Ouramdane

