Oued El Berdi Les villages Ouled Ali, Nemamcha et Makkra – Le manque de transport se fait durement ressentir

Les habitants des trois villages ruraux de la commune d’Oued El Berdi, distante d’une quinzaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Bouira, souffrent cruellement du manque de transport public du fait de la mauvaise organisation qui sévit sein de ce segment d’activité. Ainsi, les villageois de Ouled Ali, Makkra et de Nemamcha ont adressé une requête aux responsables locaux sollicitant des solutions pour « remettre de l’ordre » dans ce secteur au niveau de cette localité. Selon les dires de ces habitants, il y aurait au moins un vingtaine de transporteurs, entre propriétaires de fourgons et de bus, mais les citoyens de ces trois petits villages trouvent de grandes difficultés pour effectuer le moindre déplacement au moment voulu. Cette situation désolante trouve son explication, selon les habitants ces localités, par le nombre insuffisant de rotations qu’effectuent ces transporteurs. En effet, ces derniers « n’assurent le transport des voyageurs que durant les seules rotations du matin, puis ils stationnent au niveau du site qui leur est réservé au niveau du chef- lieu de la wilaya ». Pendant ce temps là les malheureux ruraux attendent désespérément sur les deux accotements du CW21 un quelconque moyen de transport pour rejoindre le chef-lieu communal ou de wilaya. La conséquence de ce manque de transport, fait qu’un grand nombre de travailleurs accusent des retards fréquents en rejoignant leurs lieux de travail, notamment, ceux des administrations publiques. La situation est pire en soirée, notent les voyageurs. « Dés 16 heures de l’après-midi, le manque de moyens de transport est pire. Il est rare de voir un bus ou un fourgon assurant la liaison Bouira-ville – Oued El Berdi qui ne soit pas assiégé par une marée humaine, où les bousculades et désordres sont légion ». Evidemment, dans ces situations, les femmes et les personnes âgées restent celles qui en payent grandement les frais car la force physique est la règle d’or pour rentrer chez soi. Les explications données par les transporteurs, particulièrement pour cette tranche horaire, sont le fait que de nombreux transporteurs ont signé des conventions avec des entreprises pour assurer le transport de leurs travailleurs, et aussi avec l’APC pour le transport scolaire d’où leur absence au niveau du chef- lieu de la wilaya. Les citoyens estiment, par voie de conséquence, que la solution serait l’ouverture d’une ligne directe, entre les dits villages et celui de Fraksa pour les relierait directement à la commune- mère, à savoir Oued El Berdi. D’ici là rentrer chez soi, pour ces habitants, se fait toujours avec les moyens de bord qui sont les bus de transit vers les localités limitrophes, mieux desservies en matière de transport, sinon l’aide des particuliers avec leurs propres véhicules. Le calvaire de ces citoyens ne s’arrête pas à ce stade; en particulier les fonctionnaires de la commune de Oued El Berdi, obligés de prendre place à partir du chef-lieu de la dite commune et faire le trajet aller jusqu’au chef-lieu de la wilaya. Une sorte de réservation de places pour le retour, mais en payant doublement l’aller et retour, chose qui érode sensiblement la bourse de ces fonctionnaires dont le pouvoir d’achat est en nette usure.

S. S.