Le président récemment élu de la ligue de boxe de Tizi-Ouzou, Meriou Djahid, nous parle dans cet entretien, de l’état actuel du noble art dans la wilaya et de ses objectifs, à court et à moyen termes. Il dit que la pâte existe, mais que les infrastructures et les moyens manquent cruellement.
La Dépêche de Kabylie : Un mot sur votre élection à la tête de la ligue de boxe de Tizi-Ouzou ?
Jahid Meriou : Je suis naturellement heureux d’avoir été élu à la tête de la ligue de boxe de Tizi-Ouzou et je remercie les membres de l’AG pour leur confiance. L’AGE s’était déroulée dans de bonnes conditions et dans la calme total. J’ai été élu par les 49 votants, dont 15 membres de différentes associations affiliées à notre ligue, en présence d’un représentant de la DJS et d’un membre de la fédération Algérienne de la boxe. Je sais qu’un grand chantier m’attend pour vulgariser cette discipline et améliorer le niveau technique de nos athlètes. Nous ferons de notre mieux pour aider les associations, avec les moyens dont nous disposons, pour qu’elles aillent de l’avant. Une chose est sûre, je ne ménagerai aucun effort pour dynamiser cette discipline dans notre wilaya.
Combien d’associations compte votre ligue et comment organisez-vous les compétitions au niveau de la wilaya ?
Même si ce sport reste méconnu aux yeux de quelques uns, mais vous devez savoir que nous comptons beaucoup d’associations qui pratiquent ce sport au niveau de notre wilaya. Je vous citerai, entre autres, la JS Azazga, ASC Ouaguenoun, O Tizi Rached, Draa El Mizan, Frikat, M’kira, Ain El Hammam, Ait Yahia Moussa, Boukhalfa, pour ce citer que ces associations sportives. Pour ce qui concerne le système de compétition, nous organisons d’abord la phase wilaya, puis le zonal, ensuite c’est le régional et, enfin, le national. Nous organisons les phases de wilaya généralement au niveau de la salle Saïd Tazrout de Tizi-Ouzou ou à Larbaâ Nath Irathen, une phase où 4 boxeurs de chaque catégorie se qualifient pour représenter notre ligue au zonal. Dans ce sport, il y a trois compétitions, le championnat, la coupe et le festival national des écoles de boxe.
Avez-vous les moyens d’aider les associations sportives affiliées à votre ligue ?
Sincèrement, on fait de notre mieux pour les aider. On essaye au maximum de prendre en charge ces associations. On leur répartit, d’une manière équitable, le matériel que nous fournit la DJS de la wilaya, mais cela reste vraiment insuffisant. Il faut dire que notre wilaya accuse un énorme retard en matière d’infrastructures et de dotations et les associations en souffrent énormément, cela freine beaucoup leur élan, car la pâte existe bel et bien dans notre wilaya et ces jeunes boxeurs sont animés d’une grande volonté pour faire progresser. Je saisis cette occasion qui m’est offerte pour lancer un appel à la DJS et aux autorités locales compétentes afin de nous aider et de faire plus d’efforts pour sauver ce sport.
Quels sont vos objectifs au sein de la ligue de boxe?
Mon objectif est de créer un bureau performant qui s’activera tout au long de notre mandat. On essayera de répartir les tâches selon les compétences et l’expérience de chacun. Mon objectif est d’aider ces associations, financièrement et matériellement, et je compte sur l’aide de la DJS et de l’APW. Mon principal but est d’avoir plus de participants dans cette discipline que je tâcherai par tous les moyens de vulgariser et de la pousser à émerger de nouveau pour former de bons athlètes qui représenteront même l’Algérie dans les manifestations internationales, Inchallah. D’ailleurs, on a un junior et deux cadets au sein de l’EN qui sont issus de notre ligue. Je compte sur l’aide de tout le monde et sur mon bureau pour réussir à bien ma mission et être à la hauteur de la confiance placée en moi par les membres de la ligue. J’espère que ce sport connaitra une meilleure réussite avec la contribution de tout le monde.
Entretien réalisé par K. Kader

