Frikat La saison s’annonce sous de bons auspices – La cueillette des olives entamée

D’Ath Ali en passant par Ath Boumaaza, jusqu’à la plaine de Frikat, c’est le même décor, des bâches sont tendues sous les oliviers, des enfants, des femmes et des hommes s’adonnent à la cueillette, notamment les week-ends.

La saison oléicole s’annonce d’ores et déjà bonne dans toutes les oliveraies de Frikat.

Depuis la mi-novembre, les familles se rendent dans leurs champs pour ramasser les olives. En effet, si dans certaines régions, de nombreux oliviers sont partis en fumée, cela n’a pas été le cas à Frikat. D’ Ath Ali en passant par Ath Boumaaza, jusqu’à la plaine de Frikat, c’est le même décor, des bâches sont tendues sous les arbres, des enfants, des femmes et des hommes s’adonnent à cette cueillette, notamment les week-ends. “Pour cette année, nous attendons une meilleure récolte par rapport à l’an dernier», nous dira, un oléiculteur d’ Imazgharène ainsi qu’un agent de vulgarisation agricole. Pour les connaisseurs, la récolte est devenue, ces dernières années, biennale, en d’autres termes, une année sur deux. Si les paysans sont très contents de voir les rameaux pliés sous le poids des olives, il faudrait peut-être rappeler que la prudence est de mise, quand on sait que de nombreux accidents ont été enregistrés durant la saison 2009/2010, où une mère de famille a perdu la vie au chef-lieu. De leurs côtés, aussi bien les propriétaires des anciennes huileries que des modernes, sont en train de se préparer pour cette saison qui ne sera que bénéfique, eux qui n’avaient pas mis en marche leurs machines l’an dernier. Ce ne sera donc pas une saison de vaches maigres pour eux, qui ont investi dans le renouvellement de leur matériel à coup de millions de centimes. Ce sera aussi une opportunité pour ces dizaines d’ouvriers saisonniers qui exercent dans ces huileries. Tout le monde trouvera son compte et le consommateur aussi. Car ce dernier ne consomme plus ce produit à cause de son prix élevé. Le litre d’huile avait atteint, dans certaines localités, 600 DA/litre. “Nous souhaitons que son prix soit abordable, cette année, eu égard à l’abondance du fruit», remarquera un algérois originaire de Frikat, venu se procurer quelques litres de ce produit indispensable dans notre culture alimentaire.

Amar Ouramdane