Béjaïa Dar Djebel, Iheddaden Oufella, Tizi – Premières pluies, premiers couacs

Dépourvus de réseaux d’évacuation des eaux pluviales efficaces, plusieurs quartiers de la ville de Béjaïa, à l’instar de Dar Djebel, Iheddaden Oufella et Tizi, se retrouvent enclavés à la moindre chute de pluie. En effet, les dernières pluies qui viennent de s’abattre sur la ville ont révélé à quel point ces quartiers sont « négligés » en matière d’aménagement urbain. Bien que clémentes, les dernières pluies ont tout de même eu des incidences sur les artères de ces quartiers, qui sont devenues impraticables à cause des crevasses et des marres d’eau qui bloquent le passage. A Takliet, à titre d’exemple, les habitants se sont réveillés, hier, les routes défoncées, notamment celle qui les relie au reste de la commune, et les flaques boueuses ont immobilisé les automobilistes et les transporteurs. Plusieurs habitants ont été contraints de se déplacer à pied, a-t-on constaté. Le réseau de drainage des eaux de pluies, dans ce quartier, constate-t-on, est inexistant, mis à part quelques bouches d’évacuation qui ne servent à rien depuis des années. La route qui y mène a été plusieurs fois, restaurée sans que le problème ne soit définitivement réglé. Selon les habitants, « si cette route cède à la première goutte de pluie, c’est qu’elle n’est pas faite dans toutes les règles de l’art, et l’absence de caniveaux pour évacuer les eaux qui s’y stagnent empire les choses ». C’est le cas, également, du quartier voisin Dar Djebel ou encore de Tizi, au niveau desquels les routes sont aussi impraticables, et ce depuis des années. Maintes fois, les habitants de ces quartiers ont essayé d’interpeller les autorités locales sur la dégradation des routes qui les relient au monde extérieur, mais en vain.  

  M. H. Khodja