Aghbalou Les services de la voirie pointés du doigt – Le ramassage des ordures suspendu ?

Le cadre de vie des populations de la commune d’Aghbalou ne cesse de se dégrader à cause du manque criard d’hygiène et d’entretien au niveau de la quasi-totalité des quartiers des nombreux villages. En effet, depuis plusieurs semaines, des tonnes d’ordures ménagères s’amoncellent çà et là laissant apparaître un décor des plus hideux mais aussi des plus nauséabonds. Cette situation devenue intenable, est due à l’interruption de l’opération de ramassage et de collecte des déchets ménagers par les services communaux. Selon des habitants de la commune, on affirme que la dernière collecte des ordures, dans certains quartiers, remonte à la veille de l’aïd. Depuis, les agents de nettoiement n’ont plus refait surface. Selloum, est l’un des villages de la commune qui en souffre le plus de cette situation, les bennes à ordures débordent de déchets qui jonchent même les abords de la RN 15. C’est le cas aussi du quartier Lahlim où la population assiste impuissante au phénomène d’insalubrité qui empoisonne la vie aussi bien des riverains que des écoliers dont l’établissement scolaire se trouve à quelques dizaines de mètres seulement de l’emplacement des bacs à ordures. A Takerboust, chef-lieu de la commune, la situation est presque identique et les habitants n’ont pas cessé d’alerter les responsables sur ce phénomène d’insalubrité. Un des habitants nous fera savoir qu’il aura fallu la mobilisation de nombreux fidèles fréquentant la mosquée, El-Mokrani du chef-lieu, pour débarrasser les alentours de ce lieu de culte des déchets qui se sont entassés au fil des jours. Il est utile de préciser, que cette commune ne dispose pas actuellement d’une décharge publique. L’ancienne décharge communale, sise à la sortie nord-est du chef-lieu communal, a été carrément fermée depuis plusieurs mois, suite à une procédure judiciaire engagée par les propriétaires des lieux. Ces derniers ont fini par avoir gain de cause au terme d’un procès qui les a opposés aux services communaux. Depuis, les responsables communaux ont tenté tant bien que mal de dénicher un endroit pour se débarrasser des ordures, mais en vain. Tout récemment, un projet de CET, d’un montant de près de 10 milliards de centimes, avait été inscrit au profit de la commune. Seulement, ce dernier ne tardera pas à buter sur des oppositions d’agriculteurs dont les oliveraies se trouvaient non loin de l’emplacement du centre d’enfouissement. Du coup, le projet s’est arrêté et les autorités avaient alors songé à un projet d’une décharge contrôlée. Mais il n’en est rien. Dans cette commune, bon nombre de citoyens ont préconisé le renforcement des moyens de la collecte des déchets ménagers et de l’acheminement de ces derniers vers la décharge intercommunale qui serait prochainement implantée à Ahnif. Pour eux, seule cette solution pourrait mettre un terme au problème.

D. M