Les paramédicaux ne décolèrent pas

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Après l’insatisfaction de leurs revendications,les paramédicaux ont décidé de passer une nouvelle fois à l’action, en appelant à une grève nationale de trois jours,  à compter du 24 du mois en cours.

«Face à cette situation que nous impose, une fois de plus, la tutelle, le syndicat algérien des paramédicaux (SAP), n’a d’autres choix que de recourir à la protestation. En effet, une grève nationale de trois jours a été votée à l’unanimité », lit-on dans le communiqué rendu public, hier, par le syndicat. Cette décision est venue suite à la réunion extraordinaire du conseil national du SAP qui s’est tenue le 6 de ce mois à Alger, « afin d’examiner la situation préoccupante générée par le mutisme, voire le mépris affiché par la tutelle, à l’égard de la corporation paramédicale et de ses revendications », a ajouté le communiqué. De ce fait, les paramédicaux ont dénoncé l’indifférence affichée par le ministère de la santé et de la réforme hospitalière concernant leur situation socioprofessionnelle. « Le conseil a établi un constat sévère sur sa tutelle et son administration centrale, responsables de cette situation, et s’insurge contre l’amalgame entretenu entre deux statuts compliquant de manière délibérée toute projection », a indiqué le même syndicat. Ce dernier a pointé du doigt également les dépassements de certains gestionnaires à travers le territoire national, « le conseil dénonce avec véhémence la persécution que continuent d’exercer, en toute impunité certains gestionnaires, à l’instar des graves dépassements signalés dans la wilaya de Khenchela et Ghardaïa, et contre lesquels des actions seront engagées. Parmi les revendications des paramédicaux, figurent la concrétisation des amendements statutaires tels que contenus dans le protocole de la commission mixte MSPRH/SAP, le respect du cahier des charges se rapportant à la formation paramédicale à l’enseignement supérieur (formation LMD), et la mise en place de certaines primes, à savoir l’indemnité de garde, poste supérieur et indemnité de risque. Le SAP a tenu à déplorer le non respect de l’application des dispositions statutaires régissant le corps paramédical, et l’absence de dispositif réglementaire garantissant la progression des carrières.                        

Samira Saïdj

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