Le site de l’ex gare routière de Tizi-Ouzou est en train de sombrer. Elle n’est plus ce qu’elle était, depuis la délocalisation des transporteurs inter wilayas vers celle de Bouhinoun.
Les dégradations sont multiples. L’insalubrité gagne tous les espaces. Les déchets sont partout. C‘est à croire que les coups de balai ne sont pas donnés depuis belle lurette. Des tas d’ordures se forment au gré du temps. Les dégradations sont très visibles. Les bancs qui servaient aux milliers de voyageurs pour se reposer ont carrément disparu et leurs armatures arrachées. Des nids de poule s’élargissent de plus en plus au gré des intempéries et rendent la circulation des fourgons et des piétons très pénible. Les boutiques, érigées le long des quais se vident et se dégradent progressivement, perdant portes et façades. Quant à l’organisation à l’intérieur de la gare, elle n’existe pas. Ce n’est, vraisemblablement pas le souci des responsables. Même les commerces situés au 1er étage subissent les conséquences de cette situation. Les entrées et sorties des fourgons se font dans une anarchie totale et sont émaillées de gesticulations et autres prises de bec, notamment, à partir de17h où l’on remarque des femmes et des jeunes filles s’amasser et attendre les derniers départs dans une confusion lamentable. Cette gare ne semble pas capable d’accueillir autant de fourgons, et ne peut par conséquent, desservir des lignes aussi importantes que celle de Maâtkas ou Draâ Ben Khedda, par exemple. Le plan de circulation établis par la direction des transports semble être un échec total, et l’obligation faite aux chauffeurs de fourgons de décharger les voyageurs venant de Draâ Ben Khedda au niveau du Boulevard Stiti, face à la direction de l’ENIEM et du CPA, avec tous les dangers auxquels ils les exposent, aggrave la situation. L’ex marché de gros, face à l’hôtel Le Concorde, pourrait contribuer à résoudre l’épineux problème du transport, du moins pour les fourgons empruntant le boulevard Stiti. Le règlement du problème du transport à Tizi-Ouzou n’est pas pour demain !
Arous Touil

