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Les usagers bloquent la route

Depuis jeudi dernier, les citoyens de la localité de Tizi Gheniff ont fermé le CW 107 pour exprimer leur désaccord et leur mécontentement quant à l’augmentation des prix opérée, par les transporteurs de la localité depuis le dimanche 6 décembre.

En effet, la corporation des transporteurs de voyageurs, assurant la liaison Tizi-Gheniff – M’Kira et Ouled Itchir, avait décidé d’une augmentation de cinq Dinars. Cette augmentation a provoqué la colère des citoyens. « Cette augmentation est injustifiée, d’autant plus qu’elle est seulement locale et ne touche que les lignes en partance de Tizi-Gheniff », nous déclare un habitant de ladite localité. Les usagers ont, en effet, procéder à la fermeture du CW 107, la veille, avec des branches et des pierres, au niveau de la poste d’Ouled Mériem, située à 3 kilomètres au Nord de la ville. Alors que les jeudi et vendredi, les obstacles étaient installés, plus haut, à Ouled Messaoud et Tizi Lekhmis, situés à sept kilomètres du chef-lieu. Au demeurant, pour la journée d’hier, les transporteurs ont décidé quant à eux, de ne pas rejoindre la station, pour exprimer leur décision de ne pas se plier aux exigences des usagers. Par ailleurs, pour ce qui est des automobilistes qui se rendent vers M’Kira ou Timzrit, ils empruntent le chemin vicinal de Tahachat qui est plus long. « Les jeudi et vendredi derniers, pour nous rendre ou revenir de M’Kira, nous avions emprunté des chemins vicinaux à partir de Thamelaht, car la route avait été fermée un peu plus loin. Mais aujourd’hui, la seule solution possible est de passer par Tahachat », nous dira un automobiliste rencontré sur les lieux. Cette situation a généré bien évidemment beaucoup de désagréments pour les fonctionnaires, les ouvriers, et même pour les lycéens de la région. Ces derniers ont décidé de se rassembler devant le siège de leur commune, pour réclamer une solution urgente et mettre fin à cette situation. « Ce n’est pas possible de rejoindre nos établissements scolaires à pied. Même le ramassage scolaire est immobilisé autant que les fourgons de transports », nous déclare un lycéen.              

 Essaid  Mouas

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