La Dépêche de Kabylie

Suivi mitigé de la grève des travailleurs du secteur

Le mouvement de grève de trois jours, auquel a appelé la Fédération nationale des travailleurs de la santé publique (FNTSP), a connu, hier, un suivi mitigé et cela, à l’échelle nationale. A en croire le porte-parole du FNTSP, M. Miloud Ben Messaoud, le taux de suivi de ce mouvement de grève est estimé à 65% au niveau national. Néanmoins, notre interlocuteur s’attend à ce que la mobilisation augmente au fur et à mesure. Selon lui, le taux de participation à cette action de contestation a atteint 80% à Béjaïa et 70% à Alger-centre. Le porte-parole de FNTSP, affilié au syndicat national des personnels de la santé publique déplore le fait qu’« il n’y a eu aucune réaction de la part de ministère de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière ». Rappelons toutefois, que la récente rencontre de travail, qui avait regroupé la Fédération nationale des travailleurs de la santé publique et le ministre de la Santé n’a pas eu les résultats escomptés. Ce qui a alimenté la colère des travailleurs de la santé publique, qui ont opté pour la reprise de la protesta afin de faire valoir leurs revendications. Ce syndicaliste a réitéré l’attachement des travailleurs de la santé publique à leur plate-forme de revendications qui tournent autour de « la titularisation de tous les travailleurs contractuels et vacataires, dont le nombre dépasse les 24 000, la révision des lois concernant les corps communs et les ouvriers professionnels, l’augmentation et la généralisation des primes de contagion pour tous les travailleurs du secteur ». La fédération se bat, également, pour « la révision du statut particulier des corps communs, ouvriers professionnels, agents et chauffeurs, l’intégration de tous les travailleurs contractuels et ceux exerçant dans le cadre du filet social, dans leurs postes respectifs ». La Fédération nationale des travailleurs de la santé publique exige, également, « l’unification du pourcentage des primes et l’indemnité à 40%, ainsi que la révision du statut des paramédicaux, notamment celui des infirmiers qualifiés, de manière à permettre de revoir leur classification ».

 L. O. CH

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