La Générale de la pièce Mara dini Tamettut ala

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Dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l’Indépendance, la coopérative culturelle ANIS de Sétif a présenté en collaboration avec le Théâtre régional de Tizi-Ouzou, ainsi que le Théâtre régional de Béjaïa, la générale de la pièce intitulée « Mara dini tamettut ala » (lorsque la femme dit non), dimanche dernier, sur les planches du Théâtre régional Kateb Yacine de Tizi-Ouzou. Cette œuvre est écrite et mise en scène par le célèbre Lamri Kaouane. La traduction du texte en langue amazighe a été faite par l’un des comédiens, en l’occurrence, Rida Amrani. Interprétée par deux comédiens, Djamila Bouanem et Rida Amrani en l’occurrence, la pièce raconte l’histoire d’une femme, qui s’appelle « Khmissya », qui a hérité après le décès de son père et de son grand-père, d’un terrain située sur les frontières. Cette jeune célibataire de 25 ans vit avec sa chienne « Lassie ». Elle passe ses journées à surveiller les personnes qui tentent de passer clandestinement par ce chemin pour aller dans le pays d’à coté. C’est à ce moment là qu’elle rencontre El-Houari, un jeune algérien âgé de 35 ans, qui tentera par tous les moyens de convaincre la jeune femme de le laisser passer, il tentera même de la séduire, mais en vain. Alors, la jeune femme se met à lui raconter sa misérable vie et lui explique, en détails, ce qu’elle fait là. À son tour, elle tentera de le séduire en lui énumérant ce dont elle a hérité de son grand-père. Par la suite, le jeune qui veut à tout prix passer de l’autre côté de la frontière, lui raconte également l’histoire de sa vie et ce qui l’a rendu si méfiant envers les femmes. Au fait, à son jeune âge, sa mère les avait quittés, son père et lui, pour aller se remarier avec un autre homme plus aisé que son père. Puis, chacun à son tour, tenta de séduire l’autre, c’est à ce moment là qu’El-Houari tombe amoureux de Khmissya et lui propose de l’épouser. Lamri Kaouane, humoriste algérien, est aussi une figure très connue dans le monde du cinéma. Il a fait ses débuts au théâtre à l’âge de 12 ans. En 1998, il a monté une première pièce intitulée « Lettre à Mr le président » qui a connu un large succès et qui a été jouée à travers tout le pays au cours d’une tournée. Mais c’est qu’en 2002 que Lamri connaîtra la consécration avec le monologue intitulé « Un djin dupé » (Djène ou balâatouh), jouée au Festival international du monologue en Espagne et ainsi qu’en France, elle représentera l’Algérie en 2003 au Festival international de Besançon. De même, deux spectacles ont été donnés à la communauté franco-suisse dans le cadre de l’année de l’Algérie en France, le 5 juillet, date qui a coïncidé avec le 41e anniversaire de la fête de l’indépendance. Son talent et sa forte présence scénique l’ont amené à être sollicité par le réalisateur Amar Tribèche, pour un rôle dans le feuilleton « Chafika », qui passait durant le mois de Ramadan. Par ailleurs, il a également joué dans « Les années pub », un film où il a décroché le second rôle, aux côtés de Athmane Ariouat.

Samira Bouabdellah

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