La Dépêche de Kabylie

Zbarbar Transport public de voyageurs à Ouled Gacem – Un manque récurrent

Les habitants du paisible village d’Ouled Gacem, relevant de la commune de Zbarbar, distant d’une vingtaine de kilomètres de la Daïra de Lakhdaria, au nord du chef-lieu de la wilaya de Bouira, souffrent énormément d’un déficit chronique en matière de transport de voyageurs. Etant la deuxième grande agglomération, après celle de Zouabria, en terme de population au niveau de la dite commune, la localité de Ouled Gacem, perchée sur les hauteurs des monts de Zbarbar, est de plus en plus isolée par le manque de moyens de transport. Selon les habitants de ce village, au relief montagneux très escarpé ils sont desservis par un réseau routier sinueux et en piteux état. C’est la raison essentielle qui fait qu’il n’y ait pas une ruée de transporteurs publics et privés au niveau de cette localité qui demandent une ligne de transport. Les propriétaires de fourgons et autres minibus refusent souvent d’exploiter cette ligne et évitent d’assurer la dite desserte pour des raisons de manque de rentabilité. Ceci étant dit, l’absence des transporteurs publics et privés de voyageurs a ouvert évidemment la voie à des transporteurs communément appelés « clandestins » qui ‘’exploitent’’ cette ligne et pallient tout de même au manque de moyens de transport. Certes, c’est un moyen de transport de voyageurs illégal, mais qui reste, aux yeux des habitants de la localité le seul moyen de déplacement. Même ces pseudos transporteurs n’arrivent pas à résorber le manque criand en moyens de transport nécessaire au déplacement d’un aussi important nombre de voyageurs, composé de travailleurs et d’étudiants en majorité. Cette catégorie de voyageurs vit un calvaire particulièrement en début de chaque semaine. Car tous les dimanches, le flux des voyageurs est assez important, et le nombre de fourgons est en deçà de la demande. A noter qu’en début de semaine, beaucoup de fonctionnaires, travailleurs et étudiants rallient, qui pour certains, leurs lieux de travail, et pour d’autres leurs établissements scolaires. Le même phénomène a tendance à se reproduire le jeudi soir, en regagnant leurs domiciles pour passer le week-end avec leurs familles. Interrogés sur les raisons du déficit en termes de moyens de transport enregistré dans cette région, les transporteurs « clandestins » nous ont expliqué que la situation est due à « la sinuosité de la route reliant le village à la daïra de Lakhdaria et son accès difficile ». En outre, nos interlocuteurs nous font savoir que la plupart des véhicules de transport assurant cette desserte tombent souvent en panne, et ce en raison de la vétusté du parc roulant. Ce qui perturbe le rythme des rotations et qui ne fait qu’accentuer la crise du transport.

  S. S.

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