Les Turcs en force

l Il en est à sa neuvième édition et se dénomme désormais « Salon international de l’agro-alimentaire, de l’emballage et du conditionnement SIAC ». L’édition présente a été inaugurée hier par le ministre de la PME/PMI et durera jusqu’au 10 de ce mois. Forte, selon le communiqué des organisateurs, de des huit précédentes éditions au cours desquelles elle a acquis une audience correcte, tant sur le plan national qu’international, le SIAC, organisé par la Safex semble devenir un rendez-vous professionnel des plus incontournables. Plus d’une centaine d’entreprises dont de nombreuses firmes étrangères de pays tels que la France, la Tunisie, l’Iran, l’Italie, la Turquie et la Norvège sont présentes. Selon les termes des organisateurs et même du ministre de la PME/PMI, convié à un point de presse, « le SIAC se présente aujourd’hui comme un espace privilégié de contacts et de communications entre opérateurs algériens et partenaires étrangers, leur permettant ainsi d’échanger leurs expériences et d’engager des relations d’affaires ». A titre indicatif, rappelons que la précédente édition qui avait regroupé 126 exposants, dont 68 étrangers se situaient comme suit : France : 12, Italie : 2, Tunisie : 4, Turquie : 48 et Norvège : 1 et ce, sur une surface de 3 000 m2. La surprise, cette année, vient du pays des Ottomans qui tient à confirmer son désir de s’imposer dans cette manifestation en se présentant en nombre et en qualité. En effet, M. Benbada Mustapha, ministre de la PME/PMI, semblait lui-même intéressé par la forte affluence, des commerçants d’Istanbul par la forte affluence, des commerçants d’Istanbul, raflant la parole aux représentants des « Chambre de commerce » et d’Industrie de Lot et Garonne », « Concentré Cotumex Négoce-Tunisie », « Lapalpro », etc… C’est d’ailleurs devant la devanture de Gagdas Industrial Kitchen Machinery Istanbul, que s’est tenue la conférence de presse durant laquelle, on apprendra, entre autres qu’il existe 236 000 entreprises en Algérie dont 91 000 dites professionnelles. Courtisés, les Turcs, ont engagés des Algériens comme traducteurs qui nous ont avoué travailler pour le pays de Kamal Attaturck depuis pas moins de septs années. Mise en doute par l’Union européenne, sachant que, comme la Chine sur une autre aire géographique, la Turquie s’avère une future puissance économique, ce pays investi énormément sur le versant sud en espérant ainsi démentir les doutes et soupçons européo-centristes qui veulent lui barrer la route de l’UE.

Rachid Kaci