Le mouvement associatif en hibernation

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Dans la commune de Timizart, dont le nombre d’habitants frôle les 35 000, répartis sur 32 villages, on recense pourtant une dizaine d’associations culturelles et sportives.

Avec leurs activités de proximité ces associations avaient, par le passé contribué de façon notable à faire émerger beaucoup de jeunes talents dans le domaine culturel et artistique. Un immense travail a été fourni par les adhérents à ces associations. Cependant, ces derniers temps, la plupart des associations est comme en hibernation, certaines ont même carrément disparu. Aujourd’hui, quatre ou cinq associations tentent encore de relever le défi et résister un tant soit peu au «laisser-aller ambiant» qui caractérise le volet culturel et sportif au sein de la région. L’association Idheflawen d’Iadjemat, qui avait tenté de résister, et qui était d’un apport considérable dans la formation des jeunes du village, finira par disparaître quelques années à peine après sa création, au début des années quatre-vingt-dix. Il ne reste aujourd’hui de cette association que le nom. Ses membres se sont dispersés. Il y a eu des tentatives pour la relancer, mais en vain, a-t-on appris d’un jeune étudiant du village. Le manque de moyens financiers et d’infrastructures de base, permettant aux jeunes d’activer, est la principale cause de cette léthargie qui règne dans le secteur de la jeunesse à Timizart. De plus, la situation économique de la commune, caractérisée par la difficulté de trouver un emploi parallèle pour le bénévoles des associations, a contraint plusieurs acteurs associatifs de plier bagages et d’aller chercher, ailleurs, des sources de revenus. Il est à signaler également que la maison de jeunes Youcef Oukaci du chef-lieu communal (Souk El Had), offre une image peu reluisante. La structure ne dispose d’aucun programme d’activités. Elle est dépourvue de la moindre commodité. Elle n’a ni bibliothèque, ni salle Internet, elle n’a même pas de responsable à sa tête. Son entrée est devenue un dépotoir de déchets et d’ordures. La bibliothèque communale, érigée à quelques mètres du lycée des frères At Bata d’Ahriq Ouatar, au nord-est du chef-lieu de la commune, n’est quant à elle toujours pas en service. Faute d’équipements, cette nouvelle structure, dont les travaux de construction ont pourtant pris fin il y a quelques mois déjà n’est en effet pas encore opérationnelle. 

Djemaa Timzouert

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