Marché de l’emploi Seulement 7163 postes ont été créés dans la wilaya en 2012 – Un net recul par rapport à 2011

Les responsables en charge du secteur de l’emploi à Béjaïa peinent à inverser la courbe de croissance du chômage. À une économie locale, de plus en plus en perte de vitesse, s’ajoute un climat des affaires, plombé par la bureaucratie.

Les jeunes, en quête de postes d’emploi, Devront encore attendre la longanimité des responsables locaux pour voir le bout du tunnel. En 2012, ce sont seulement 7163 postes d’emploi qui ont été créés dans la wilaya de Béjaïa contre 13 304 en 2011. Un net recul dû au « gel » des recrutements dans le secteur de la fonction publique, tentent de justifier les responsables de la direction de l’emploi de Béjaïa. Étant en panne depuis des années, la machine du développement dans la wilaya de Béjaïa devrait être graissée en 2013, promet-on. Cela, en misant sur le lancement d’un tas de projets inscrits à l’indicatif de la wilaya dans le cadre du plan quinquennal 2010/2014. Après des années d’immobilisme, les autorités locales s’apprêteraient donc à donner un coup d’accélérateur et à rattraper un retard de plusieurs années. Cela interviendrait, bien sûr, à la faveur du lancement des dizaines de projets inscrits, sur papier, qui attendent toujours de sortir de terre. L’on peut citer, dans ce sillage, la réalisation d’un nouveau CHU, la pénétrante autoroutière, l’extension des infrastructures portuaire et aéroportuaire, la réalisation d’une nouvelle gare maritime, la modernisation de centaines de kilomètres de routes, la réfection des réseaux AEP, la réalisation d’une laiterie à Kherrata… et la liste des projets en souffrance est encore longue. Des projets pouvant résorber, un tant soit peu, le taux de chômage à Béjaïa. Mais les exigences du marché du travail sont telles que les profils des demandeurs d’emploi ne répondent plus aux critères dans plusieurs secteurs, notamment celui du BTPH. Un secteur pourvoyeur de milliers de postes d’emploi, sapé par l’ANSEJ. Cet organisme a bel et bien fait fuir des milliers de jeunes du secteur du bâtiment vers celui, stérile, des services. Une situation ayant généré un réel abandon d’un secteur, pourtant, en constante croissance.

  Dalil S.