Est-ce déjà la fin de la saison pour la JS Kabylie, puisqu’elle ne peut désormais aspirer à jouer ni le titre, au vu de son retard au classement, ni encore moins la coupe d’Algérie d’où elle a été sortie par le MCA, avant-hier ?
À priori, la réponse la plus logique serait un oui franc ! Mais celle-ci pourrait s’avérer hasardeuse, car au sein de la direction, on continue à prétendre jouer… le podium. Et puis, tout le contraire de cette prétention, mesurée ou démesurée, il y a cette fatidique amère réalité qui rappelle que, pas plus loin que la saison dernière, cette JSK n’a assuré son maintien qu’à la dernière journée de l’exercice. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à l’état où en sont les choses, l’équipe n’est pas encore sûre de ne pas sombrer. Et puis, il y a ces signes qui n’augurent de rien de bon pour cette équipe de renommée continentale. Car au-delà de la contre performance sportive réalisée, avant-hier, face au MCA, la JSK a montré un visage des plus déshonorant pour l’équipe dirigeante qui n’a pu assurer un équipement digne, pardon… une tenue digne, pour au moins les onze joueurs qui étaient sur le terrain. Cela, au moment où l’on annonce, tambour battant, que la JSK a signé pour être habillée par… Adidas. Toz ! Il n’en est rien. Que des paroles ! Un vrai leurre ! La JSK a signé en faite, un contrat commercial avec des représentants, en Algérie, de la chaîne de magasins City Sport qui vend de tout. Des produits Adidas, Nike, Asics… même des jeans Levi’s, Diesel, des panta-courts, des chemises… Une boutique quoi ! Et ce n’est pas évident de tout trouver de disponible. Surtout en cette période où les boutiques City Sport, à prix Discount, accordent des rabais jusqu’à 70%, à l’occasion des fêtes de fin d’année. Il suffit de demander à Google, et il vous dira tout. Ce qui a fait que la JSK n’a visiblement pas été livrée comme il se doit, à la veille de son match face au Mouloudia. L’équipe a joué en effet, avec des maillots Adidas et des shorts de l’ancien équipementier Altéa. Le gardien Asselah portait, lui, un survêtement Uhlsport (voir photo). Honteux ! Pour un club qui se prétend professionnel. Ce n’est pas tout ! Sur certains effets, à l’image du short de Belkalem, le numéro était floqué en couleur verte, tandis que chez le reste des joueurs, les numéros étaient en noir. Mais c’est déjà mieux que ce ne soit pas fait en sparadrap ! Du jamais vu à la JSK. Du moins pour l’équipe première, car les handballeurs avaient déjà perdu un match sur tapis vert pour défaut de tenue. C’était il y a deux saisons, à Boufarik, face au WAB local. Désormais, le bricolage a atteint même la vitrine de ce club, dont le capital est, dit-on, évalué à 80 Milliards. On dit aussi qu’il est doté d’un Conseil d’administration, comme dans une vraie SPA, avec des actionnaires… C’est très beau tout ça, mais avant-hier, il n’y a pas eu un seul actionnaire courageux au point de mettre la main à la poche et acheter ne serait-ce que onze shorts Adidas ou même Abidas, quelque soit la qualité et la couleur, dans une autre boutique, pour cacher cette mascarade. Et dire qu’on a osé à la veille de ce match et au lendemain de la signature du contrat avec City Sport, faire la comparaison entre la JSK et… le Real Madrid avec lequel elle partage la marque ! Ah bon !? Purée qu’on est allé trop loin ! Mais vraiment loin ! Car, avec l’image d’avant-hier, la JSK était loin de rivaliser même avec des équipes de division pré honneur de wilaya, qui s’efforcent à arborer une tenue correcte lors des sorties officielles malgré les manques.
Si Lekhal Amar

