Le secrétaire général du PST (Parti Socialiste des Travailleurs), Mahmoud Rechidi, entouré de Mohand Sadek Akrour, maire sortant de la commune de Barbacha et de Kamel Aissat, candidat malheureux à l’APW, lors des élections locales du 29 novembre dernier, ont animé hier matin, au niveau de siège du parti, une conférence de presse à travers laquelle. Il dénonce, l’installation par le wali, à l’insu des élus du PST et dans le non respect du délais réservé à cet effet, de la nouvelle Assemblée de Barbacha, issue de l’alliance contractée entre le FFS, le FLN et le RCD, qu’il qualifie de « mascarade ». Le secrétaire remet en cause l’instruction du ministre de l’Intérieur auquel il reproche une interprétation de la loi à la faveur d’une politique « imposée », qui va, non seulement, à l’encontre de la souveraineté du peuple, mais revêt carrément un caractère anticonstitutionnel, vu que la constitution, qui représente la loi suprême, reconnaît par-dessus la souveraineté populaire. Il trouve, en revanche, dans le mouvement de protestation de Barbacha, « une véritable voie vers la construction du rapport de force entre la population et le pouvoir, laquelle voie, mènera vers un changement qualitatif radical ». « Pour nous, c’est déjà une victoire. Voir toute une population mobilisée pour faire valoir sa volonté voir son auto organisation et sa détermination à arracher ce qui lui revient de droit, c’est une preuve d’une population consciente, qui ne veut pas du diktat imposé par les listes minoritaires, allant à contre courant avec la volonté de la majorité », avancera M. Rechidi avant d’ajouter :« Quelque soit celui qui siègera à Barbacha, nous savons parfaitement que la tâche ne lui sera pas facile, puisque il sera étroitement surveillé par la population ». Pour M. Sadek Akrour, « la lecture de l’article 80 du code électoral du ministre de l’Intérieur n’est pas la même que celle du PST ». Il a tenu, par ailleurs, a rappelé l’article 46 du code communal donnant la possibilité dans le cas d’un blocage, de dissoudre l’Assemblée avant six mois de la date de son installation. C’est dans ce sens que sont orientées les aspirations de la population de Barbacha. Les élus du PST ont rendu leur mandat et souhaitent voir les élus des autres partis faire de même, sans quoi, la situation pourrait dégénérer, au regard de la forte mobilisation citoyenne, a-t-on constaté. C’est pourquoi les élus du PST demandent l’annulation pure et simple de la nouvelle Assemblée. Selon M. Mahmoud Rechidi, « un recours a été déposé et on connaîtra le verdict, le 08 janvier prochain ». En ce qui concerne la plainte déposée contre les élus du PST pour avoir être derrière le soulèvement à Barbacha, M. Akrour refuse toute tentative de faire porter le chapeau à son parti. « C’est la volonté du peuple », dira-t-il. Par contre, selon lui, c’est dans la ligne du parti de soutenir ces mouvements qui s’inscrivent, d’ailleurs, dans le même registre que le combat que mènent, depuis des mois, les travailleurs de l’ERENAV, de l’ETR ou encore ceux de la DAS.
M.H. Khodja.
