Les transporteurs assurant la ligne Aït Yahia Moussa – Draâ Ben Khedda ont entamé dimanche matin, une grève.
Ils dénoncent l’arrivée d’un nouveau transporteur sur leur ligne, qui utilise un bus, leur faisant, selon leurs dires, une concurrence déloyale. « Ce n’est pas normal qu’on accorde une autorisation à ce moyen de transport, au même titre que les fourgons. Quand ce bus arrive le premier à la station, il prend tous les voyageurs et nous sommes obligés d’attendre presque une demi-journée pour charger », nous a déclaré l’un de ces grévistes. Pour se faire entendre, ces protestataires ont bloqué durant les matinées de dimanche et lundi, pendant quelques heures, la RN 25 au niveau du chef-lieu. Dans l’après-midi de lundi, une délégation s’est rendue à la direction des transports de la wilaya pour avoir les explications des responsables. On leur expliqua que ce transporteur a bénéficié d’une autorisation en bonne et due forme pour travailler sur cette ligne et que le dossier qui lui a été exigé était complet et que toutes les conditions étaient favorables à son travail sur ladite ligne. Durant tout le reste de la journée de lundi, les propriétaires de fourgons ont observé un arrêt de travail qui a pénalisé au plus haut point, les voyageurs. Ces derniers, après le départ du bus, furent contraints d’attendre la rotation suivante de celui-ci. « Je trouve que ce n’est pas normal de forcer les voyageurs à prendre place dans un bus qui tarde à se remplir. Quand on arrive à la station à sept heures, on est obligé d’attendre presque une heure pour le voir démarrer. Ajoutez à cela la circulation devenue très dense depuis la fermeture du CW 128. Chaque jour, je me prépare aux réprimandes de mon patron », nous dira ce jeune serveur qui travaille dans un café à Draâ Ben Khedda. Néanmoins, nous avons appris que le propriétaire du bus, mis en cause, aurait accepté la contrainte de ne charger qu’à des heures déterminées qu’on lui a fixées, afin d’éviter de se retrouver à la station aux mêmes heures que les autres transporteurs de voyageurs. En tout cas, la situation est loin d’être débloquée, et les voyageurs continuent pour le moment à subir les désagréments de cette grève.
Amar Ouramdane

