Rétrospective sur l’année 2012 qui s'est achevée – Une année marquée par la protestation à Béjaïa

Incontestablement, l’an 2012 a marqué la wilaya de Béjaïa par, non seulement la série de séismes qui se sont produits en fin d’année, mais également par les différentesmanifestations citoyennes, symbolisées par des fermetures d’édifices publics et des coupures de routes.

Les dernières en date furent les récentes actions de rue, organisées en signe de protestation contre l’administration qui voulait appliquer la loi en procédant à l’élection des édiles communaux sur la base d’un vote de tous les élus de l’assemblée. Les protestataires quant à eux voulaient introniser les « têtes de liste » ayant obtenu la majorité relative. Cette réaction populaire est le résultat de la complication, par le législateur, de la nouvelle loi électorale. En effet, un alinéa a été introduit dans l’article relatif au mode d’élection du maire, stipulant que seule la liste ayant obtenu 35 % des suffrages exprimés ouvre droit à la présentation d’un candidat à cette élection. Les citoyens, particulièrement les supporters des dite listes, ont interprété cet alinéa comme étant un droit à la présidence de l’assemblée sans aucun vote des élus des autres listes. Les élections locales du 29 novembre dernier ont donné encore une fois, l’avantage au front des forces socialistes qui s’est emparé du plus grand nombre de sièges et s’est imposé par conséquent, comme le parti à plus fort ancrage dans la wilaya. Par ailleurs, les grèves des travailleurs de l’ETR et des employés de l’ERENAV, constituent l’autre point noir enregistré dans la wilaya de Béjaïa. Sur le volet sécuritaire, l’élimination, fin juillet, d’un émir du GIA à El Kseur a été bien accueillie par la population, contrairement à la récente bavure des militaires à Darguina qui ont, par inadvertance, mitraillé un véhicule occupé par cinq jeunes, tuant deux d’entre eux. La route a aussi été le théâtre d’une hécatombe, puisqu’une cinquantaine de personnes ont trouvé la mort dans les différents accidents qui se sont produits dans la wilaya. Pour le côté positif, la nomination d’un directeur général du centre hospitalo-universitaire et celle d’un directeur de wilaya de la formation professionnelle sont les prémices d’une meilleure attention accordée à la région par le pouvoir central. Les Béjaouis peuvent également espérer voir le secteur économique se développer dans la région, car l’espoir est de nouveau permis, depuis que l’étude du projet de réalisation de la pénétrante, devant relier Béjaïa à l’autoroute Est-ouest, a été finalisée et présentée aux autorités locales par l’agence nationale des autoroutes, lors d’une réunion tenue au siège de la wilaya au mois de novembre dernier. Le secteur de la culture a lui aussi marqué de son empreinte l’année 2012, la quatrième édition du festival international du théâtre ayant été organisée dans la wilaya, édition à laquelle ont participé des troupes et artistes de 17 pays étrangers. Dans le domaine sportif, les équipes de foot, sport roi par excellence, ont honoré la région. Si le MOB a raté de peu l’accession l’année dernière, il est en train de réaliser des résultats qui promettent une accession au palier supérieur pour la saison sportive prochaine. Pour ce qui est du club phare de la Soummam, la JSMB, qui a occupé une place au podium la saison écoulée, elle aspire cette saison au titre de « championne d’Algérie » pour peu qu’elle continue sur sa lancée pour le reste du championnat. En outre, il est à noter également le bon parcours du seul représentant de la wilaya au championnat de l’inter régions Centre Est, l’USO Amizour, qui s’est emparé de la première place à la fin de la phase « Aller ». La population Béjaouie souhaite et espère que l’an prochain sera celui du mieux pour ses conditions de vie.

A. Gana