Grève des profs demain

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Après une longue période de calme, le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) renoue avec les mouvements de protestation et annonce la tenue d’une journée de débrayage pour demain 16 janvier.Pour rappel, une liste de revendications avait été soulevée par le Cnapest, durant le mois d’avril dernier, mais en vain. Face à cela et « au mépris » que se disent endurer les enseignants, ces dernier, dans leur majorité disent adhérer à cette action de protestation pour crier leur ras-le-bol quant à « la sourde oreille de la tutelle ». Ce mouvement de protestation paralysera donc la majorité des lycées de la wilaya de Tizi-Ouzou, demain. « Nous avons procédé à ce genre d’actions pour répondre au mutisme de la tutelle qui n’a pas donné suite à nos revendications », dira un enseignant de Tizi-Ouzou, ajoutant que « cette action n’est qu’un début, car dans le cas où la tutelle ne répond pas favorablement à nos doléances, d’autres mouvements de protestation vont suivre, car notre patience a des limites ! ». En ce qui concerne les revendications relatées par le Cnapest, auxquelles ils n’ont toujours pas eu de réponses, il y a notamment « l’actualisation des primes de la région Sud, la médecine du travail, le problème des logements de fonctions ». Par ailleurs, le Conseil national du Cnapest estime qu’ « il est temps pour la commission gouvernementale de lancer ses travaux consistant à faire l’inventaire des biens des œuvres sociales ». Décidément, malgré le départ de Benbouzid, le ministère de l’Education nationale ne parvient toujours pas à apaiser les tensions et à répondre aux besoins des travailleurs de son secteur.

Les élèves ont marché hier

Pour leur part, les lycéens de la wilaya de Tizi-Ouzou, notamment ceux des lycées Fatma N’Soumer, Abane Ramdane, Amirouche et Stambouli, ne lâchent pas du lest. En effet, ils refusent de rejoindre leur cours depuis environ une semaine. Après les multiples marches organisées à travers les artères de la ville de Tizi-Ouzou, ces lycéens ont, une fois de plus, déserté leurs établissements, hier matin, et se sont donné rendez-vous au centre-ville, près du Musée de la ville des Genêts (ancien hôtel de ville). Interrogé sur les raisons de leur mouvement de protestation, Aberezzak, un des élèves protestataires, dira : « Nous avons un programme trop chargé et la direction ne nous donne que deux semaines pour tout réviser, ce qui est absolument impossible. Nous ne sommes pas des robots, tout de même. Tout ce que nous demandons à la direction, c’est l’allégement du programme, ou alors, qu’ils nous accordent une période d’au moins un mois pour pouvoir tout réviser. Nesrine, une élève en classe de terminale dira quant à elle : « Ils ne nous ont pas laissé d’autre choix que celui d’investir la rue. Nous voulons reprendre nos cours le plus vite possible, mais nous n’allons pas rejoindre nos établissements avant que notre revendication ne soit satisfaite ». Par ailleurs, les élèves de 1ére et 2éme année secondaire ont soulevé à leur tour, d’autres problèmes auxquels ils se disent être confrontés quotidiennement, notamment l’inexistence d’eau au niveau des sanitaires, l’insécurité les chauffages qui ne fonctionnent pas, les fenêtres cassées et autres. Amine, l’un d’eux, conclura en affirmant que « cette fois, nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout, car nous ne réclamons que nos droits ».                      

Samira Bouabdellah

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