La réunion des présidents d’associations socioculturelles de la commune de Béjaïa s’est déroulée, dans une ambiance des plus houleuses et a failli se terminer en queue de poisson, n’était-ce la sagesse de certains participants.
Elle était organisée par la Coordination du mouvement associatif de la municipalité à l’effet d’informer les participants sur les dispositions de la loi du 12 janvier 2012 relative aux associations et au rôle qu’elles doivent jouer dans le cadre de leurs activités. Les intervenants ont reproché de manière pas toujours élégante, aux membres, élus à titre provisoire, selon eux, du bureau de la Coordination, de ne pas convoquer d’assemblée générale pour confirmer ou renouveler les membres du bureau. Parmi les protestataires, qui exigent du président de la Coordination de fixer, séance tenante, la date de l’assemblée générale élective, il y a d’anciens membres dudit bureau, qui avaient démissionné à cause, justement, « du dysfonctionnement de la Coordination », dénoncent- ils. Ce à quoi les membres du bureau présents, qui co-président la réunion, ont rétorqué avec un brin d’arrogance, que « pour convoquer une assemblée générale élective, il faut que toutes les associations soient adhérentes à la Coordination et qu’elles soient à jour avec les cotisations ». Ce qui a électrisé l’atmosphère, rendant impossible tout dialogue entre présidents d’associations et organisateurs de la réunion. A midi tapante, heure à laquelle la salle devait être rendue aux responsables de la Maison de la culture, le président leva la séance sans que les participants n’aient dit ce qui leur tenait à coeur. La réunion entre présidents d’associations se poursuivit, dehors, sur le perron de la Maison de la culture. Et là bien sûr, c’était pour parler de la fermeture des routes. Action qu’ils disent initier à contrecoeur, mais qui est, selon eux, une manière efficace d’interpeler les autorités ou de montrer leur solidarité comme c’est le cas notamment avec l’association « Azar » de Tala Ouriane qui subit l’irrespect d’un citoyen. Mais deux décisions urgentes s’imposent à leurs yeux, la première est la désignation d’une commission qui va faire une déclaration à la radio locale afin d’informer les citoyens de la situation qu’ils vivent, la seconde est de former un groupe qui demander a, dans la jour née, audience au wali pour l’informer, également, de la manière dont s’est déroulée la réunion.
B. Mouhoub

