Le chantier demeure bloqué

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L’assemblée générale des expropriés du barrage de Souk N’Tléta, dans la daïra de Tadmaït, s’est déroulée dans la confusion, samedi dernier, en présence des élus locaux, notamment le vice-président de l’APW de Tizi-Ouzou, M. Klalèche Mohamed, le P/APC de Tirmitine, M. Saïd Sénaoui, le député de la région, M. Hamou Didouche, ainsi que les comités des villages des communes concernées. 

Au cours de son intervention, le président de l’association des expropriés, M. Mérabti Mohamed, a insisté sur  » les acquis arrachés de haute lutte « , et fait remarqué encore une fois, que  » les problèmes des jeunes sont pris en charge « , citant le P/APW, le chef de daïra et le wali, qui auraient approuvé des décisions communes. Au sujet des contraintes, une déclaration, rendue publique et signée par l’association, rapporte qu’ »avant l’entame des travaux, tout a été planifié entre l’association et la wilaya pour qu’il n’y ait pas d’incidents en cours de route. Nous avons souhaité que le relogement et l’indemnisation se fassent en parallèle, mais ça n’a pas été le cas (…) Le relogement avance au ralenti (…) Le problème crucial des jeunes, qui constituent une bombe à retardement, est presque ignoré. Aujourd’hui, ce problème est en train de causer des désagréments considérables à l’entreprise réalisatrice du projet et à l’Etat « . Et de s’inquiéter :  » Sans la prise en charge sérieuse des problèmes de ces jeunes, la situation pourrait dégénérer et connaître une issue fatale ».  Au sujet de l’entreprise réalisatrice du projet, qui a été contrainte d’arrêter ses travaux, pour la troisième fois, par ces jeunes protestataires, le président de l’association des expropriés a crié haut et fort, que le problème est en cours d’être réglé avec plus d’attention et de sérieux.  » Les concernés exigent des garanties concrètes, car ils ne font plus confiance aux autorités. Ils veulent des lots de terrain de 200 m2, au lieu de 100 ou 150 m2, et une aide financière plus conséquente, au-delà des 70 millions décidés par les autorités », dira M. Merabti. L’entreprise est toujours à l’arrêt. Et face à une telle situation, l’idée d’une délocalisation est évoquée. Sauf que l’association ne veut pas d’une telle issue et se bat, bec et ongle, pour la concrétisation du projet. Ainsi, elle appelle à la reprise des travaux dans les meilleurs délais. Dans leurs interventions, perturbées à plusieurs reprises par une partie des présents, les élus ont tenté de rassurer les expropriés.  » Posez vos problème dans le calme. S’il faut organiser une réunion avec le wali, nous le ferons « , dira le député Hamou Didouche. Le représentant de l’APW a avancé quant à lui, que « le problème des jeunes sera réglé ».  Le P/APC de Tirmitine, Saïd Sénaoui, aura cette réplique : « Nous n’avions pas cru que ce barrage sera réalisé un jour. Maintenant que c’est devenu une réalité certains cherchent à brouiller les cartes. Travaillons en collaboration et les problèmes qui restent en suspens seront résolus ». L’assemblée générale sera, ainsi, achevée sans qu’aucune décision palpable ne soit tranchée.

                       

 Arous Touil

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