Le problème de la sécurité et de la protection des édifices et structures publics, érigés par la collectivité pour les jeunes comme les foyers, les bibliothèques, les salles polyvalentes et autres, se posent avec acuité à M’Kira. La sécurisation de tels lieux s’avère primordiale et impérative. En effet, et en moins d’une année, le foyer de jeunes de Tighilt-Bougueni, chef-lieu de la commune de M’Kira, a été l’objet de cambriolage à deux reprises. Cela s’explique par l’incapacité et l’impuissance des autorités communales à mieux protéger ces lieux. Un personnel de gardiennage suffira pour instaurer un climat de sécur ité dans chaque str ucture publique. « La commune ne peut pas recruter à sa guise, à tout moment, du personnel car c’est l’affaire de la tutelle qui peut répondre positivement ou négativement à notre demande et à nos besoins en per sonnel », nous confie un ex-élu qui regrette l’incompréhension des citoyens face à cet état de fait. Le dernier vol en date est celui qui a ciblé un foyer de jeunes, la semaine dernière. Selon les responsables des associations dudit foyer, cet acte de vol est l’oeuvre des marginaux. Le butin était très lourd. Il est constitué de matér iels informatiques, dont trois micro-or dinateurs, deux imprimantes et un data show appartenant à l’association pour l’insertion et l’emploi par le développement rural. Même le matériel informatique appartenant aux filles de l’antenne du centre d’alphabétisation, hébergées par l’association « T. OU. » du village Tighilt-Oukerrouche, a été visé. Ce matériel leur avait été concédé par l’APC en guise d’encouragement pour leur volonté. A Taka, un village situé à six kilomètres de l’Est du chef-lieu, un matériel évalué à plus de quarante millions de centimes avait été également, subtilisé il ya à peine quelques mois. « L’année passée, notre atelier de couture, servant à la formation, a été subtilisé. A peine une année, nous sommes, encore une autre fois, victimes d’un autre acte malveillant », nous déclarent les responsables de l’association « AIEDR ». Les responsables des associations « AIEDR » et « T. OU. » interpellent les autorités communales afin de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour sécuriser non seulement le foyer de jeunes de Tighilt-Bougueni, mais également tous les autres implantés à travers le territoire de la commune. Et pour éviter la répétitivité de tels actes, ils demandent également de sécuriser la nouvelle bibliothèque communale qui sera bientôt mise en service et qui dispose d’un patrimoine assez considérable. « Il faut adopter une nouvelle stratégie pour faire face à cette délinquance. Il faut également adopter un plan pour aider ces jeunes, livr és à eux-mêmes, les orienter et les guider et essayer de mettre fin à ce problèmes qui touche non seulement les édifices et les str uctures communaux, mais aussi notre société », nous dira le secrétaire de l’association « T. OU. ».
Essaid Mouas
