«Le débrayage suivi à 70%», selon le syndicat

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Comme prévue, la Fédération nationale des travailleurs de la santé publique (FNTSP) a mis hier sa menace d’une grève de trois jours. En effet, le secteur de la santé publique a été une nouvelle fois, paralysé par ce mouvement de grève entrepris par le FNTSP, en signe de protestation contre la non prise en charge « effective » de sa plate-forme de revendications. A en croire le porte-parole du FNTSP, M. Miloud Ben Messaoud, rien que pour le premier jour, le taux de suivi de ce mouvement de grève est estimé à 70% à l’échelle nationale. Selon lui, le taux de participation à cette action de contestation a atteint 80% à Tlemcen, et 75% à Alger, 70% à Béjaïa, et 65% à Tizi-Ouzou.Contacté par nos soins, le porte-parole du FNTSP a tenu à expliquer que « cette forte adhésion enregistrée au premier jour de grève, est le signe de la détermination des travailleurs de la santé publique à aller jusqu’au bout, pour faire aboutir leurs revendications, face à la dégradation alarmante des conditions d’exercice et à toute forme de pression ». Néanmoins, notre interlocuteur s’attend à ce que la mobilisation augmente au fur et à mesure. M. Miloud Ben Messaoud a expliqué le recours des travailleurs de la santé publique à cette action de contestation après que leurs trois rencontres, avec le ministre de la santé de la population et de la réforme hospitalière, se sont soldés par un échec. Ce mouvement de protestation, faut-il le rappeler, concerne non seulement les médecins, mais également les paramédicaux, les ouvriers professionnels, les agents d’entretien, les chauffeurs, et l’ensemble des corps communs de la santé que cette organisation syndicale estime être les plus « lésés ». Ce syndicaliste a réitéré l’attachement des travailleurs de la santé publique à leur plate-forme de revendications qui tourne autour de : « La titularisation de tous les travailleurs contractuels et vacataires dont le nombre dépasse 24 000  travailleurs, la révision des lois concernant les corps communs et les ouvriers professionnels, l’augmentation et la généralisation des primes de contagion pour tous les travailleurs de secteur ». Le FNTSP réclame également « la révision du statut particulier des corps communs, ouvriers professionnels, agents et chauffeurs, l’intégration de tous les travailleurs contractuels et ceux exerçant dans le cadre du filet social dans leurs postes respectifs, ainsi que l’unification du pourcentage des primes et l’indemnité  à 40%, et la révision du statut des paramédicaux, notamment celui des  infirmiers qualifiés, de manière à permettre de revoir leur classification ».  

L.O. Challal

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