Avant-hier en début d’après-midi, la nouvelle assemblée populaire communale de M’Kira s’est réunie pour la seconde fois à son siège, refait à neuf, après l’incendie criminel qui l’a ravagé dans la nuit du 31 décembre 2012.
Au menu, l’adoption du budget primitif, l’installation des trois commissions communales ainsi que l’approbation du PDAU (plan directeur d’architecture et d’urbanisme). Après avoir souhaité la bienvenue aux membres de l’APC et aux citoyens venus nombreux pour assister à cette seconde réunion, le premier magistrat de la commune, M. Amar Akrour, a rappelé l’ordre du jour, avant de faire l’appel de la liste des élus. L’élu FFS sera d’ailleurs porté absent, et la séance se déroulera en présence des 14 autres. Le premier point inscrit à l’ordre du jour concernait le budget primitif qui sera adopté par les neuf (9) voix de la coalition (2 FLN, 4 RCD et 3 indépendants), contre 4 voix du FFS. En ce qui concerne le deuxième volet de cette séance, il concernait l’installation des trois commissions communales, à savoir : celle des finances et économie, celle de l’aménagement du territoire et d’urbanisme et celle qui s’occupera des affaires sociales et culturelles. Le nouveau maire a tout simplement fait une répartition équitable des présidences entre les quinze élus. Chaque commission est constituée de cinq élus des différentes tendances. Le troisième point inscrit à l’ordre du jour donc n’est autre que le plan directeur d’architecture et d’urbanisme, qui accuse un très grand retard. En effet, adopté une première fois en 1998, il ne fera plus l’objet d’aucune attention alors qu’il fallait le revoir au moins en 2008, soit dix années plus tard. Aussi, les élus ont-ils demandé qu’il soit relancé au plus vite en engageant un bureau d’étude compétent. Par ailleurs, lors de l’adoption du budget primitif, 10 % ont été prélevés pour financer la réhabilitation du siège de l’APC, 1 million de dinars a été réservé pour son équipement. 2 autres millions de dinars ont également été prélevés pour l’étude et la réalisation d’un musée historique. Cette dernière proposition a suscité les applaudissements des nombreux citoyens présents. «Malheureusement, nous ne connaissons pas l’histoire de notre localité qui est pourtant très riche alors qu’il est de notre devoir de la faire renaître. D’autant plus que nous comptons aujourd’hui de nombreux universitaires, chercheurs et historiens », nous déclare, très ému, ce président d’une association culturelle qui a tenu à souligner que l’histoire de M’Kira remontait jusqu’à la période romaine.
Essaid Mouas

