Boghni ècole primaire Mohamed Rassoul d’Ath Kouffi – Les parents d’élèves tirent la sonnette d’alarme

Nichée sur un piton, face au majestueux Djurdjura, l’école primaire Mohamed Rassoul d’Ath Kouffi est entièrement délabrée. C’est ce qui ressort de cette correspondance émanant de l’association des parents d’élèves  » Thafath » de cet établissement, adressée en cette fin de mois de janvier au maire de Boghni. Les parents d’élèves tirent la sonnette d’alarme en écrivant que « l’état délabré et chaotique de l’école où toutes les préoccupations sont cernées de la manière la plus exhaustive qui soit, dans un souci d’efficacité en matière d’intervention, interpelle plus d’un ». Et c’est ainsi qu’ils ont dévoilé leur plate-forme de revendications, en vue de leur prise en charge, du moins pour les problèmes les plus urgents. « Si rien ne pointe à l’horizon, nous allons fermer l’école », disent les parents d’élèves. Ils soulèvent, en premier lieu, la réparation des poignets et des serrures des portes et des fenêtres des classes, sachant que du matériel audio-visuel de grande valeur y est déjà installé. « Rien ne peut se voir sur les tableaux abîmés au fil des années. Ils sont dans un état qui laisse à désirer. Nous demandons leur réfection ou leur remplacement dans les meilleurs délais », nous a dit un parent. Dans cette correspondance, nous avons relevé qu’il est exigé « le remplacement des lampes par des néons, car ces derniers n’ont pas d’effets néfastes sur la santé visuelle des petits enfants ». En évoquant justement les salles des cours, les parents déclarent qu’ « en raison des infiltrations des eaux, une des classes risque de voir son plafond s’écrouler sur la tête des élèves, tandis qu’une autre donne l’image d’une vraie cabane rustique ». La suite de ces revendications consiste en l’approvisionnement de cette école en produits d’entretien, le renforcement de l’alimentation de l’école en eau potable, car la conduite existante n’assure pas une alimentation suffisante. Sur ce point, les rédacteurs de la lettre signalent à qui veut les entendre que l’APE s’est procuré une conduite en PEHD et qu’il ne restait qu’à procéder à son branchement. La réalisation de sanitaires avec installations en faïence, tout en les équipant en eau, est un autre point sur lequel ils ont insisté tout en signalant qu’ « il est inconcevable que l’on fasse recours à des fûts installés à l’extérieur des cabinets d’aisance », sachant que ces petits potaches ne disposent même pas d’ustensiles pour prélever l’eau. En plus de cela, l’urgence de réaliser un nouveau bloc de sanitaires pour les enseignants est plus qu’exigée, afin d’éviter que des enfants et des adultes se partagent le même endroit. « La finalisation du terrain Matico, entamé depuis belle lurette, le réaménagement de la cantine scolaire avec la réparation de son frigo et la réalisation d’un préau sur une partie de l’école pour servir d’abri aux enfants en cas de pluie et de chaleur », sont d’autres revendications consignées dans cette correspondance. Il y a aussi d’autres revendications qui ont été mis en exergue, à l’image de la réalisation de la clôture du côté Ouest de l’école, en y prévoyant un deuxième portail, la réhabilitation de la façade principale en y aménageant un portail et en ravalant la façade avec de la pierre de décoration, la réalisation d’un bureau administratif et la transformation de l’actuel en loge de gardiennage, l’aménagement d’une classe en musée, la mise en place de bancs en béton et, en fin, le déplacement du poteau électrique, qui se trouve sur le terrain matico.

Amar Ouramdane