Plusieurs familles sont exposées quotidiennement au danger de mort en continuant à occuper des habitations vétustes qui menacent de s’effondrer à tout moment notamment en cette saison de violentes perturbations climatiques qui vient à peine de commencer. L’une de ces familles menacées réside à Vou-Mejvar, un quartier du village Ath Ivrahim, commune de M’Chedallah, il s’agit de la famille de Djilali Tahar, composée de 13 personnes qui occupent une chaumière traditionnelle composée de 2 pièces toutes fissurées et complètement délabrées. Il est à signaler que le chef de famille et son fils aîné sont des handicapés mentaux à 100%. Ainsi, tous les membres de la famille sont à la charge de la mère asthmatique et hypertendue, cette malheureuse exhibe une pile de procès verbaux de constation établis séparément par la protection civile, les services techniques de l’APC, ceux de la prévention de l’EPSP, la même remarque est faite dans l’ensemble des PV, « habitations insalubre menaçant ruine ». Une autre famille connaît des conditions de vie similaires au lieu dit Vadhis, en périphérie du chef-lieu de commune. Hamichi Mouloud 55ans chômeur et invalide de son état s’est réfugié dans une bâtisse datant de l’ère coloniale avec les 12 membres de sa famille où le mur porteur de l’une des 2 pièces s’est effondré il y a plus de 2 mois, et le reste du bâtit, encore debout, risque de s’écrouler à tout moment. Les mêmes organismes étatiques, cités ci-haut, se sont déplacés sur les lieux et ont souligné dans leurs procès verbaux de constatation que les occupants de cette bâtisse s’exposent à un danger en restant sur les lieux. A noter aussi que la toiture de cette maison centenaire est en tuile et que les supports en bois affichent une effroyable usure. Une autre jeune femme a trouvé refuge avec ses 5 filles dans un enclos à Zouzamen. Une bergerie sommairement aménagée qu’un bienfaiteur a mis à sa disposition pour ne pas se retrouver dans la rue. Pour ces malheureuses, le danger ne vient pas du bâti lui-même, mais également des conditions de vie en ce lieu isolé où l’on hésiterait même à y mettre les animaux.Notons enfin que ces familles évoquées ont déposé des dossiers de demande de logements depuis des années et ont été systématiquement écartées des quotas distribués au moment où elles doivent bénéficier d’une indiscutable priorité et d’un recasement en urgence comme le stipule les procès verbaux de diverses commissions techniques.
Oulaid Soualah
