La Fédération nationale des travailleurs du secteur des travaux publics lance un ultimatum d’une semaine au département de Amar Ghoul pour mettre en place un dialogue, afin de prendre en charge les revendications des travailleurs.
Après le débrayage de deux jours, observé les 21 et 22 janvier derniers, et qui a été accompagné d’un rassemblement devant le siège du ministère des Travaux publics à Alger, les travailleurs du secteur menacent de recourir à une autre grève nationale, à partir de la semaine prochaine, «si la tutelle n’ouvre pas les portes du dialogue avec les représentants des travailleurs», lit-on dans un communiqué rendu public par la fédération nationale des travaux publics, affiliée au syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), précisant que la tutelle n’a pas tenu sa promesse concernant la prise en charge des doléances des travailleurs. «Après la réunion que nous avons tenue avec les responsables au niveau du ministère, ces derniers nous avaient promis une deuxième rencontre, dans un délai d’une semaine, mais en vain», a noté le même communiqué dont une copie a été remise au bureau international du travail (BIT). La fédération a réitéré son attachement à sa plate-forme de revendications, où figurent, entre autres revendications, «la révision du statut particulier, l’intégration de tous les contractuels et l’augmentation des salaires et de la prime de panier qui est de 140. 50 DA». Les protestataires plaident, également, pour «la revalorisation des indemnités, la protection contre les risques et accidents, et la prise en charge totale des accidents de travail». A ce sujet, la même organisation syndicale met en exergue le danger et le risque dont sont confrontés les travailleurs dans les chantiers. «La fédération nationale des travailleurs du secteur des travaux publics condamne le mépris de la tutelle à l’égard des travailleurs victimes d’accidents de travail, et appelle à la prise en charge médicale de ces travailleurs, victimes, ainsi que leurs familles, sur le plan social», plaide la fédération qui met en avant, aussi, l’importance d’ouvrir la porte du dialogue avec les travailleurs, au niveau national et local. Il est utile de souligner que la précédente grève observée par les protestataires a été suivie à 70% à l’échelle nationale.
Samira Saïdj
