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L’étude du plan de circulation confiée au BETUR

C’est finalement le BETUR, filiale de l’entreprise du Métro d’Alger, qui a été retenu pour étudier et plancher sur l’élaboration d’un nouveau plan de circulation au niveau de la ville de Bouira. C’est du moins ce que nous apprend Mme Terki, directrice des transports de la wilaya qui affirme que l’ODS sera délivré au courant du mois de février et qu’une enveloppe de près de 9 millions a été dégagée pour cette étude : «Le Ministère des Transports nous a alloué un montant d’un milliard de dinars pour effectuer cette étude et c’est BETUR qui a décroché le marché pour une offre de 8.900.000 DA». L’ancien plan de circulation lancé en 2009-2010 avait été approuvé par l’APW de l’époque et le plan de transport urbain avait quant à lui été approuvé par l’APC de Bouira courant 2010, c’est ainsi que le nouveau plan de circulation de la ville s’est imposé comme suite logique aux différents programmes lancés auparavant. «Il faut dire que ce plan s’avère être une urgence, car la ville étouffe sous une circulation de plus en plus dense. Ajoutés à cela l’absence de parking réglementé et l’anarchie régnante au niveau des multiples ronds points et autres sens giratoires de la ville, ce qui ne manque pas de créer des bouchons monstres notamment aux heures dites de pointe». De toute évidence, l’intervention de ce bureau d’étude sera particulièrement consacrée aux grands carrefours et passages souvent encombrés, à l’image du tronçon de la RN05, des boulevards du centre-ville et des ponts reliant les deux lobes de Bouira. L’étude technique devrait aussi déterminer les moyens matériels et les actions à mettre en œuvre pour réduire ces obstacles, cela en attendant bien sûr, l’éventuelle inscription d’un tramway pour la ville de Bouira. Ce moyen de locomotion urbain n’est toutefois pas encore à l’ordre du jour si l’on en croit la directrice des Transports qui révèle : «Pour l’inscription d’un tramway, bon nombre de paramètres sont à prendre en considération, entre autre la densité de la population». De ce fait, les Bouiris devront se contenter de circuler avec les bus de l’Etub et ceux des privés.

Les capsules éjectées !

Seules deux ou trois wilayas du centre du pays ont fait le bonheur des propriétaires de ces capsules, véhicules asiatiques de 07 places au confort laissant fortement à désirer, mais qui, il faut le dire, ont rendu de grands services aux déplacements urbains à une certaine époque. Toutefois cette époque étant révolue, ces véhicules asiatiques se retrouvent dans un état de dégradation avancé mais se faufilent toujours avec autant d’aisance dans les bouchons de la ville de Bouira. Aujourd’hui l’avenir de ces capsules est en sursis. C’est bientôt la fin d’un règne assez anarchique pourrait-on dire, suite au décret ministériel n° 230-12 du 24/05/2012, dans son article 03 qui prévoit que le transport urbain s’effectue avec des véhicules de 04 places plus le conducteur. Véhicules qui répondront bien sur aux normes de sécurité et de confort à usage individuel, c’est-à-dire avec un compteur, ou à usage collectif. Cette loi a fixé une année aux propriétaires de ces capsules pour se régulariser. Et la date butoir arrive a terme le 24 mai prochain. Soit ces transporteurs changent de véhicules pour exercer en milieu urbain, soit ils demandent à effectuer des dessertes en milieu rural. Un choix qui doit se faire rapidement pour les 114 capsules recensées au niveau du chef-lieu de wilaya. Un chiffre qui ne reflète pas la réalité car il y aurait plus d’une centaine de ces véhicules qui exerceraient au noir. Depuis 2010 d’ailleurs, aucune ligne n’a été attribuée pour ces véhicules et ce conformément à l’exécution du plan de transport urbain. Pour Mme Terki, les dernières augmentations de tarifs doivent apporter des changements notoires au niveau des prestations de services des transporteurs : «Il faut que les usagers sachent que moyennant une augmentation des prix des transports, ils sont en droit d’exiger des qualités de services irréprochables. Nous même, au niveau de nos services, nous avons opté pour une certaine sévérité quant à l’état des véhicules de transports…il faut impérativement améliorer les prestations de services». Ainsi, notre interlocutrice nous apprendra qu’une brigade de contrôle a été mise sur pied pour veiller aux normes de confort et de sécurité sur les véhicules demandant une autorisation d’exploitation d’une ligne : «Nous privilégierons dorénavant les véhicules neufs et disposant de confort concernant l’attribution des lignes et des horaires. Nous ne tolérerons plus de vieux véhicules pouvant nuire à la sécurité des usagers ou ne proposant pas un minimum de confort». L’objectif pour la direction des transports de Bouira est de rajeunir, voire entièrement renouveler le parc roulant mis à la disposition du transport public. Un souhait partagé par tous.

Hafidh.B

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