Une campagne sans engouement

Dans la commune de Seddouk qui renferme un électorat d’environ 9500 électeurs, la campagne électorale peine à démarrer pour l’ensemble des prétendants à l’assemblée populaire communale qui sera issue du scrutin du 24/11 prochain. En l’absence d’affichage des profils des candidats, des programmes et des logos, la majorité des citoyens ignorent totalement que la campagne électorale a bel et bien commencée, d’autant plus, qu’au cinquième jour de son démarrage officiel aucun meeting d’envergure n’a encore été organisé au centre-ville. Sur les 7 listes des prétendants à la magistrature municipale, seuls un parti politique et deux groupes d’indépendants sont entrés de plain-pied dans cette campagne en animant timidement des meetings qui n’ont pas drainé des foules, les autres ont préfèré temporiser quelques jours. Le FFS, le RCD et un groupe d’indépendants (espoir) sont les seuls à ouvrir des bureaux provisoires faisant office de quartiers généraux (QG). Les trois groupes d’indépendants qui rivalisent, malgré leur méconnaissance du terrain et leur inexpérience dans ce domaine, arrivent tant bien que mal à tirer leur épingle du jeu en allant sans complexe à la rencontre des citoyens. Dans ce cadre, chacun tente de présenter ses candidats comme étant les plus intègres, assortis de probité, capables d’apporter un plus pour la commune. Et malgré ce travail de fourmis, ils ne parviennent pas à susciter la moindre attention chez les populations démobilisées qui ne font de ces élections même pas un sujet de discussion. Même si cela paraît anecdotique, le moins que l’on puisse dire sur cette campagne électorale qu’elle est très morose et sans engouement de la part des citoyens qui semblent être plutôt préoccupés par leurs déboires quotidiens que par les discours enchanteurs. Dans certains villages où ils ont eu à se produire, certains acteurs politiques partisans ou indépendants n’ont pas pu réunir une audience dépassant des dizaines de personnes. Nous sommes loin des joutes électorales fastes des années 1990 où chaque meeting était une fête qui rassemble un monde fou.

L. Beddar