Le vaccin antigrippal introuvable

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l Le vaccin antigrippal a disparu des officines pharmaceutiques presque sitôt après sa mise en vente. Une rupture que les pharmaciens privés imputent à l’insuffisance de l’approvisionnement pendant que la demande en vaccin, dopée par la crainte d’une co-infection, a atteint des niveaux hallucinants. Dans les officines de l’Endimed relevant du secteur public, le vaccin n’a même pas été distribué. L’institut Pasteur, importateur exclusif du produit, aurait refusé de servir l’Endimed, au motif que cette dernière avait choisi d’effectuer des “achats groupés” pour le compte de ses officines. Un argument, qui sent la ronce, car plutôt que d’être un facteur de blocage, ce mode d’acquisition est, au contraire, de nature à en faciliter la conclusion. La transparence et la rigueur comptable ne seraient que renforcées et le contrôle de la destination du vaccin mieux exercé. Les citoyens, qui se sont précipités pour acquérir le vaccin antigrippal, ont manifestement décidé de ne pas prendre pour argent comptant l’intention du ministre de la Santé, qui, la main sur le cœur, avait promis d’organiser avant l’hiver, une campagne de vaccination gratuite en faveur des personnes âgées de plus de 65 ans. Si le temps n’est pas encore à l’affolement, l’inquiétude n’en est pas moins perceptible chez ces personnes vulnérables, sans couverture vaccinale. Une inquiétude somme toute légitime si on considère que le virus de la grippe saisonnière risque de sortir de sa torpeur dès les premières coulées d’air froid alors que le vaccin ne donne toute la mesure de son efficacité que deux semaines après son inoculation.

Nacer Maouche

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