Site icon La Dépêche de Kabylie

Les travailleurs lancent un ultimatum

Le Syndicat des travailleurs de la formation professionnelle (SNTFP), a adressé hier, une demande d’audience au département de la tutelle, avant la tenue de la grève prévue pour les 3 et 4 mars prochains.

«Notre syndicat privilège le dialogue avant les actions de protestation. Pour cela, on a adressé cette demande d’audience au ministère afin de négocier les revendications des travailleurs », a affirmé hier, Djilali Oukil, le secrétaire général du SNTFP. Il précisera que si la tutelle donne une suite favorable à cette demande, le syndicat suspendra son mouvement de grève prévu pour la prochaine rentrée. Le même responsable a fait savoir que la représentativité de son organisation syndicale est de 25% à l’échelle nationale. « On a envoyé ce chiffre au ministère du Travail et de la Sécurité sociale, afin de donner la légitimité à nos actions de protestation », a-t-il noté. Dans ce sillage, l’interlocuteur a tenu à répondre aux dernières déclarations du ministère de l’Enseignement et de la Formation professionnelle. « Le ministre a déclaré que notre débrayage est illégale, parce qu’il n’étai pas au courant que nous avons envoyé le taux de la représentativité au ministère du Travail. Notre syndicat est égal, car il est présent dans plus de 20 wilayas», a indiqué M. Oukil, en mettant en exergue la détermination de ses collègues à continuer leurs actions de protestation jusqu’à l’ouverture du dialogue avec eux. Parmi leurs revendications figure la dissolution du Fond national de péréquation des œuvres sociales (FNPOS) qui comprend 27 membres, dont 15 sont des représentants de l’UGTA, et « qui a échoué dans la gestion des œuvres sociales du secteur de la formation professionnelle », selon le même syndicat. Les travailleurs réclament, également, la révision de leur statut particulier, et le régime indemnitaire, ainsi que la nécessité de prévoir des postes budgétaires annuellement pour l’ensemble des fonctionnaires remplissant les conditions statutaires pour l’accès au grade supérieur. La révision de la nomenclature des maladies chroniques contractées par les enseignants du secteur, figure, aussi, parmi les points importants qui ont été mis en avant par le Syndicat.

Samira Saïdj

Quitter la version mobile