A Souk El Tenine, une commune relevant de la daïra de Maâtkas au sud de la ville des genêts, l’absence des corps de sécurité est à l’origine d’une insécurité et d’une anarchie toujours ascendantes, relève la population locale.
Ce qui, à la longue, a généré dans la région le sentiment d’être abandonnée aux crocs et griffes des malfrats de tous bords. Dans les villages, comme celui de Sidi Ali Moussa par exemple, les vols et les actes de violence se sont multipliés que les villageois n’osent plus laisser leurs domiciles inoccupés, notamment la nuit. Le dernier méfait en date des malfrats remonte à la fin de la semaine dernière, lorsque le propriétaire d’une huilerie a dû faire usage de son arme pour repousser un voleur. Même le mausolée de Sidi Ali Moussa n’a pas été épargné. Au chef-lieu communal, la donne est pire. Plusieurs commerces ont été visités. Les commerçants en sont réduits à dormir dans leurs boutiques. L’un d’entre eux dira : « Je ne peux même plus dormir chez moi comme tous les pères de familles. De jour je suis commerçant et de nuit je deviens malgré moi gardien de ma boutique. Les voleurs nous empêchent de vivre normalement. Il est grand temps que notre commune soit dotée d’un corps de sécurité ». Même la polyclinique ne cesse de subir les incursions de ces voyous qui n’hésitent pas à s’y introduire et à insulter le personnel. Dernièrement, un infirmier a même été agressé». A signaler également l’anarchie des plus affligeantes qui règne au chef-lieu. Le squat des trottoirs et même de la chaussée par des commerçants ambulants est devenu, au fil des années, un…droit ! Les stationnements anarchiques et les bouchons sont quotidiens. Pour rejoindre l’autre bout de la ville où se trouvent la polyclinique et la poste, il faut avoir des nerfs d’acier, surtout les jours de marché. Des rixes entre automobilistes et piétons sont monnaies courantes. Le commerce informel et la vente de produit interdits se font au su et au vu de tout le monde. Les membres de l’exécutif communal sont unanimes : « Nous avons dès notre arrivée à la tête de l’APC saisi les autorités sécuritaire au niveau de la wilaya pour doter notre commune d’un service de sécurité afin d’une part garantir la sécurité des personnes et de leurs biens et d’autre part mettre un terme à l’anarchie qui caractérise notre chef-lieu. Malheureusement, nous ne voyons rien venir. Nous lançons un réel appel de détresse et réitérons le besoin urgent de notre commune d’un corps de sécurité. Nous ferons l’impossible pour leur mettre à disposition une assiette foncière afin de construire un casernement, quitte à faire des sacrifices », ont-ils confié d’une seule voix. A rappeler que Souk El Tenine avait bénéficié d’un projet de réalisation d’une brigade de BMPJ, mais l’assiette qui leur avait été proposée par l’exécutif sortant, à savoir l’ex-Souk El fellah, n’a pas été retenue par les services concernés, car jugée trop exiguë. Du coup le projet a été délocalisé. A signaler aussi que l’actuelle garde communale serait sur le départ, comme c’est le cas à Maâtkas, et la commune se retrouvera du coup sans aucun corps de sécurité.
G. G.
