Les autorités locales ont mis sous scellés, ces jours-ci, cinq abattoirs implantés dans les quatre coins de la commune d’Akbou. Cette décision a été prise suite à une enquête menée par des services compétents qui y ont constaté un non-respect des normes d’abattage.
Ainsi, des directives venues de la commune mettent en exergue l’interdiction de l’abattage de poulets sur les marchés de la ville. De l’autre côté les éléments d’inspection, affiliés au service de la municipalité d’Akbou, ont fermé cinq abattoirs qui activent « illégalement », dont, celui du village Colonel Amirouche (ex-Riquet), celui d’Ichoukar à Ighram ainsi que trois autres points d’abattage. D’après le vice P/APC d’Akbou, M. Arezki Iskounène, « ces propriétaires des abattoirs sauvages égorgent leur bête sans tenir compte d’aucune règle élémentaire d’hygiène, ce qui a engendré d’ailleurs, leur fermeture». Ces derniers jours, plusieurs opérations d’inspection ont eu lieu aux quatre coins de la commune d’Akbou pour contrôler de près, notamment, les marchés hebdomadaires où des vendeurs de poulet n’hésitaient pas à pratiquer un abattage à ciel ouvert. Ces opérations itératives de contrôle ont pour objectif, selon le responsable communal, de mettre un terme à ces pratiques susceptibles d’engendrer un réel danger pour la santé publique. « Il y a une équipe d’inspection dirigée par le chef de service d’hygiène, au niveau de l’APC, qui effectue trois sorties sur les marchés, chaque semaine, lundi, jeudi et vendredi. Cette équipe est composée de plusieurs vétérinaires, des spécialistes d’hygiène et des membres des services de la gendarmerie et de la police », explique notre interlocuteur. La prolifération des abattoirs sauvages dans la ville est très remarquée ces derniers temps, notamment, avec la multiplication du nombre de point d’élevage surtout celui de volailles. « Cependant, on a enregistré un nombre faible d’abattoirs légaux », ajoute notre interlocuteur. Selon notre source, il n’y a que trois abattoirs pour volailles qui activent légalement sur le territoire de la municipalité et un autre pour les cheptels ovins et bovins. Certains citoyens rappellent les responsables communaux quant au retard enregistré pour la réalisation du nouvel abattoir communal qui est inscrit en 2009. Malgré l’importance de l’enveloppe financière, qui a été dégagée et, qui est de l’ordre de 5 milliards de centimes, les citoyens ignorent, jusqu’à présent, la date du lancement des travaux.
Menad Chalal

