Des échos recoupés font état d’une enfilade d’actes délictuels perpétrés à travers les villages de la commune d’Ighram. La vox-populi rapporte, notamment, des cas de vols avec effraction ciblant des maisons isolées ou inhabitées, ainsi que des vols à la roulotte. « Je me suis absenté durant quelques heures, le temps d’aller faire mes courses. En revenant, j’ai découvert que tous les bijoux de ma femmes ont disparu », lâche un sexagénaire habitant près du village Ighil. « Le montant du préjudice, ajoute-t-il, dépasse largement les 50 millions de centimes ». « J’entreposais mes sacs d’olives dans la cours d’une demeure inhabitée. A quelques jours de la fin de la cueillette, les malfrats ont tout emporté », affirme sur une pointe d’amertume, un autre habitant du village Taslent. L’infortuné villageois soutient avoir sérieusement senti le coup, d’autant plus que « l’huile d’olive constitue la seule et unique source de revenu pour toute la famille ». Des indiscrétions recueillies, ici et là avancent que les malfrats agissent en bandes organisées et opèrent souvent de nuit. « Il est clair que les malfaiteurs bénéficient de complicités locales, aussi bien pour repérer leurs proies, que pour filer et épier leurs victimes », exilique un citoyen d’Ighram. Pour le premier magistrat de la commune, qui se déclare très préoccupé par les proportions prises par ce phénomène, des mesures s’imposent pour éradiquer cette spirale. Pour ce faire, « nous voulons l’installation d’une sûreté urbaine », préconise-t-il.
N. M.