Parallèlement à une grève d’une semaine déclenchée, dimanche passé les travailleurs des œuvres universitaires ont marché hier matin, de la Direction des Œuvres Universitaires vers le tribunal de Béjaïa où ils ont observé un rassemblement qui a duré plus de deux heures. Des prises de paroles ont été improvisées sur les lieux. Les différents intervenants, qui se sont succédés au micro, ont dénoncé « l’immobilisme » des pouvoirs publics face à la situation du « pourrissement » prévalant à l’université de Béjaïa. C’est la section universitaire de l’UGTA qui a appelé à cette action de protestation, à travers une déclaration, rendue publique, dimanche denier, pour dénoncer, à la fois, l’insécurité dans laquelle est plongée l’université de Béjaïa, le « mutisme » des autorités, et réitérer les revendications socioprofessionnelles des travailleurs du secteur. Pour rappel, le siège de la DOU a été ciblé par un groupe d’étudiants, la semaine dernière, et des dossiers de travailleurs ont été incendiés devant leurs yeux. Un agent de sécurité a même été agressé lors de cette attaque. Cet énième dépassement est, selon les travailleurs, la goutte qui a fait déborder le vase. « Le climat de terreur que nous inflige ce groupe de Baltaguistes nous oblige à lutter pour notre sécurité. Ma sécurité avant tout ! », fulmine un protestataire. Sans perdre de vue leurs revendications socioprofessionnelles, portées à travers un mouvement de protestation durant presque 7 mois, les travailleurs exigent des autorités de stopper les Baltaguistes qui outragent et les étudiants et les travailleurs. On apprend, par ailleurs, qu’une plainte a été déposée à l’encontre du principal auteur des actes de saccage et d’agression. Désormais, la balle est dans le camp des instances judiciaires de Béjaïa.
M. H. Khodja
