Inaugurée en 2001, la salle omnisport du complexe sportif de proximité de Tizi-Gheniff commence à montrer des signes annonciateurs de vieillesse. En effet, l’infrastructure se détériore de jour en jour, à l’image de ces plaques du faux plafond qui se sont détachées et les sanitaires qui sont complètement inutilisables d’où se dégagent des odeurs insupportables du fait que le réseau d’évacuation est complètement obstrué. « Après la visite d’inspection effectuée par une commission technique, constituée de membres de la daïra, des élus de l’APC, de la protection civile ainsi que de la DJS, il a été décidé de fermer les vestiaires, les sanitaires, le bureau d’informatique et le couloir », nous confie M. Lounès Méziani, responsable du CSP. Par ailleurs, pour ne pas entraver les activités des différentes associations qui s’entraînent dans cette infrastructure sportive, une porte de secours a été mise en service pour l’accès à la salle, en attendant les réparations nécessaires. « L’APC a promis d’effectuer des travaux de réhabilitation au niveau des canalisations d’évacuation des eaux usées, et on attend que les autres travaux soient pris en charge par la DJS», nous déclare notre interlocuteur. Les athlètes des différentes associations sportives locales continuent de s’entrainer, tant bien que mal, dans cette salle dont, il faut le signaler, le sol est une vraie menace pour les athlètes, en cas de chute. « Vous pouvez constater les dégâts causés par les infiltrations des pluviales. Le sol, fait de plaques de liège compacté s’est non seulement détaché mais il s’effrite de plus en plus. Hormis le tapis en PVC, l’athlète est directement en contact avec le béton », nous confie un entraineur. Les sportifs, et même les citoyens interrogés, n’ont pas manqué d’exprimer leur inquiétude en ce qui concerne l’état de la salle omnisport, unique infrastructure dans la daïra à abriter les différentes activités sportives, culturelles et même politiques. « Nous lançons un appel pressant, notamment à la DJS, pour prendre engager des travaux de réhabilitation. Ces dégradations ne découlent pas d’un mauvais entretien, mais c’est le fait du vieillissement et de certaines anomalies dans sa réalisation », dira M. Meziani qui ajoutera : « On a pu acquérir du matériel et réussi à réorganiser les activités au sein de cette infrastructure, avec l’élaboration d’un programme pour toutes les activités. On accueille, aussi, toutes les associations qui sollicitent l’enceinte ».
Essaid Mouas
