Le manque d’infrastructures de loisirs dans les quatre villages d’Amdhoune n’Seddouk, un douar de la commune de Seddouk, fait que les jeunes passent leur temps à flâner dans les ruelles, à s’attabler dans les terrasses de café ou à aller gambader au stade. Ce stade réceptionné dans les années 1980, suite à une donation d’une assiette foncière par un généreux citoyen, avait bénéficié en 2005, d’une enveloppe financière de 3,2 millions de dinars pour son aménagement. Malheureusement, les ouvrages réalisés ont été mal faits. A commencer par le caniveau sur lequel débordent les eaux qui proviennent d’un ruisseau. La clôture faite avec de la cornière n’a pas résisté aux aléas du climat, et les portes du stade n’étaient même pas installées laissant le passage libre à qui veut bien entrer. Les vestiaires ont été construits dans un endroit où il est impossible de prévoir une conduite d’assainissement pour l’évacuation des eaux usées. Les jeunes de la localité ne cessent de réclamer à l’APC un projet pour l’aménagement et la réhabilitation de leur stade, mais jusqu’à présent, rien ne leur a été accordé. « Nous en avons marre de compter nos blessés à chaque fois que nous organisons un match dans ce stade délabré. Nous ne savons pas quand notre APC répondra favorablement à notre doléance d’un projet d’aménagement du stade, c’est le seul endroit où les jeunes des quatre villages peuvent se distraire. Aucun des villages n’a bénéficié d’un stade de proximité contrairement aux villages de Zounina, Takaâts, Amalou, Seddouk ville, Taghzout, Akhenak », déclare Hakim, un jeune sportif. L’équilibre entre la ville et les villages, comme l’ont toujours préconisé les pouvoirs publics, n’est pas suivi d’effet dans la commune de Seddouk. Pour preuve, aucun de ces quatre villages ne possèdent un cybercafé et les jeunes, pour surfer, sont contraints d’aller en ville.
L. B
