Un vibrant hommage a été rendu, la semaine dernière, à la Moudjahida Ikhnache Nedjima à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance. Initié par les autorités locales en collaboration avec la famille révolutionnaire, l’hommage a été tenu au niveau de la maison de jeune de la localité. Cette Moudjahida, qui a exercé en France, dans la région de Saint Denis, une banlieue parisienne, a été surnommée la porteuse de valises parce qu’elle transportait des documents secrets et des armes d’un endroit à un autre lors de la guerre de libération. Cette femme rurale est née en 1931, au village Takaats, dans la commune de Seddouk. Elle a rejoint son mari émigré en France en 1954 dans le cadre du regroupement familial. Au déclenchement de la guerre d’Algérie, le couple suivait les événements et cotisait pour le FLN. C’est lorsque son beau-père était arrêté à Seddouk, torturé emprisonné puis guillotiné que Mme Ikhnache Nédjima avait décidé de s’impliquer dans la guerre en rejoignant, en 1959, la fédération de France affectée à la zone une de Saint Denis. Elle avait intégré le réseau des porteuses de valises. Elle avait élis son domicile, situé au 23 rue Gabriel comme lieu de rencontre des Fidayines, de cache d’armes, de munitions et de documents secrets. Elle était sous le commandement de Yahou Mohand M’barek. Cette héroïne a inscrit en lettres d’or sa participation à la guerre de libération. Ceux qui l’ont connue gardent d’elle l’image d’une femme courageuse et amoureuse de son pays et témoignent que ni les arrestations ni les tortures ne l’ont faites reculer devant sa détermination et elle a combattu jusqu’ à l’indépendance de l’Algérie. Après l’indépendance, elle a consacré son temps pour élever ses enfants. Ikhnache Nédjima a rendu l’âme en 2009.
L. Beddar

