La situation dramatique que connaît le lycée Imache Amar, dans la commune de Béni Douala au sud de la wilaya de Tizi-Ouzou, a contraint l’association des parents d’élèves (APE) à passer à une autre forme d’action, celle de la fermeture du lycée pour les journées des 18,19 et 20 Mars.
Selon son président, aucune amélioration notable n’a été enregistrée dans l’établissement depuis belle lurette et ce, en dépit de plusieurs requêtes adressées aux responsables locaux de l’éducation de la wilaya et dernièrement au ministre de l’Education : « l’association, après avoir entamé des démarches auprès des autorités et autres responsables du secteur, n’a eu aucune proposition de solution à la situation chaotique que vit le lycée. Elle réitère donc vivement sa volonté de voir pris en charge les nombreux points de sa plate-forme de revendications. Entre autres, le problème de chauffage, la réfection des sanitaires et vestiaires, le revêtement de la cours principale d’un terrain matico afin d’éviter tous accidents, le remplacement des fenêtres défectueuses, et le problème des stationnements des fourgons devant l’entrer du lycée causant des désagréments aux lycéens ». L’APE dénonce également les fréquentes chutes d’énergie électrique entravant le bon fonctionnement de la structure et surtout des cours. L’APE dénonce également l’attitude intolérable du premier responsable du lycée et ses agissements irresponsables en plus de ses abus de pouvoir : « Exploitation de certains élèves dans des travaux, comme repeindre les classes, en demandant même à certains d’entre eux d’aller acheter la peinture. Des sollicitations inadmissibles, étant donné qu’un budget est consacré chaque année pour l’entretien de l’établissement, d’ailleurs ces élèves n’ont même pas droit à un casse-croute, et un élève a même été victime d’un accident lors de l’un de ces travaux et le comble dans tout ça et que cet élève n’a reçu aucun soin de la part de l’administration », dénonce-t-il. « Dès que notre président traverse le portail, il est cerné par une garde rapprochée. Les agents de sécurité font du zèle, alors qu’il est en droit d’entrer au lycée, conformément à la loi. Nous nous demandons aussi pourquoi on a refusé à l’association des parents d’élèves d’organiser la cérémonie de remise des prix aux lauréats du 1e trimestre 2012-2013 », souligne un autre membre de l’association. Ce dernier exprime en effet le mépris dont sont victimes des parents d’élèves dont le rôle est de contribuer à la bonne scolarité et la prise en charge de leurs enfants. Sur les lieux, les parents signalent qu’en temps de pluie, quelques classes deviennent de vraies passoires : « il faut se munir d’un parapluie même à l’intérieur. La cour est impraticable et la direction ne trouve rien d’autre à faire que suspendre l’activité sportive », disent-ils. Ils tirent donc la sonnette d’alarme contre le mépris, disent-ils, dont sont victimes en premier lieu leurs enfants. Ces derniers sont ainsi renvoyés chez eux par leurs parents et le lycée sera paralysé durant trois jours.
A. G

