Maâtkas à cause de l’opposition des villageois d’Agouni Bouffal et d’Ait Izid – Le projet du gaz toujours bloqué

A Maâtkas, daïra du sud de la wilaya de Tizi-Ouzou, les manques sont nombreux.

La population locale, estimée à plus de 60 000 habitants. Les cris de détresse et les appels des citoyens, depuis un certain nombre d’années, n’ont apparemment pas encore été entendus. Les autorités locales actuelles joignent leur voix à celle de leurs administrés pour réclamer plus de projets et plus de financements en vue de rattraper les retards. Mais à ce jour, le bout du tunnel semble encore loin. Le gaz naturel, qui se fait tant attendre et dont le réseau a été partiellement réalisé aux deux chefs-lieux communaux, Souk El Khemis et Souk El Tenine, et dans certains villages de la périphérie, n’est toujours pas mis en service, au grand dam de la population. Une opposition du côté des villages d’Agouni Bouffal et d’Ait Izid y est pour beaucoup dans ce blocage. Il faut signaler que les citoyens des deux villages cités, et pour permettre à l’entreprise en charge du projet de finaliser la conduite de transport et la DP qui est prévu de passer sur leurs terres, ne demandent que de bénéficier, à l’instar des autres villages, de cette importante commodité énergétique. « Il est inconcevable de laisser passer cette conduite sur nos terres, si nos deux villages ne sont pas raccordés », disent les villageois de ces deux localités. A signaler que l’entreprise en question, après un arrêt de plus de deux mois, a repris les travaux, mais il ne s’agit là que des travaux de raccordement des foyers proches des conduites déjà achevées. Mais pour la conduite de transport, les villageois d’Agouni Bouffal et d’Ait Izid affichent une fin de non recevoir. Concernant les 15 villages de Berkouka, Ait Aïssi Ouziane et Tizi Lilane, les études, selon les élus locaux, sont achevées et les travaux seront lancés dans un futur proche. Pour ce qui est des villages Takhribt, Ighil Aouane, Tajdiwt, El Bir et Tizi T’zougert, les études ne sont pas encore à l’ordre du jour.

 Hocine T.