Le maçon condamné à une année de prison avec sursis

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L’affaire de la petite fille d’Ihardiwène a, enfin, connu son épilogue, après la tenue du procès enrôlé dans cette journée de lundi au tribunal correctionnel de Draâ-El-Mizan, où le mis en cause, B. M., âgé de 38 ans et mâcon de profession a été jugé. Ainsi, craignant sans doute un débordement, les services de sécurité ont dépêché des renforts dès les premières heures de la matinée. Cependant, malgré le grand afflux de citoyens, le procès se déroula dans le plus grand calme, d’autant plus qu’à l’occasion, la sonorisation a été parfaite et tout le monde, a pu suivre tout ce qui se disait dans la salle d’audience archicomble. Au demeurant, le mis en cause, B.M., qui était poursuivi pour détournement d’une mineure de 9 ans, a vu ce grief requalifié d’éloignement de mineure. Pas moins de trois avocats se sont reliés à la barre pour plaider la relaxe, arguant qu’il n’y a pas d’éléments de délit. Au début de l’audience, toute la salle retint son souffle, lorsque Maitre Mouloud Bouaziz, avocat de la famille de la petite fille, accompagnée des parents de celle-ci, demanda au président du tribunal que ce procès se déroule à huis clos. Suite à cela, Maître Ahmed Hamitèche, au nom du collectif d’avocats de la défense, refusa catégoriquement et a tenu que le procès se déroule dans la transparence la plus totale, d’autant que toute la population de la ville devait, selon eux, connaître la vérité aussi amère soit-elle. Le juge décida, donc, que le procès se déroule en public, à la satisfaction de tous les présents. Reprenant l’enquête dès le début,  le juge a tenu, tout d’abord, à mettre la petite fille en confiance, avant de lui poser des questions très précises, avec un langage à sa portée. Lorsque le tour de la défense arriva, Maitre Hamitèche Ahmed ne trouva aucune peine  à asseoir sa plaidoirie en invoquant les contradictions entre ce qui avait été rapporté dans les procès verbaux des auxiliaires de la justice et les déclarations de la petite S. S. devant le juge. Après son réquisitoire, le procureur de la République près le tribunal de Draâ EL Mizan demanda à ce que le mis en cause écope d’une peine de dix huit mois de prison ferme et d’une amende de cinquante mille dinars.  La séance fut suspendue avant midi et à la reprise le juge a annoncé le verdict d’une année de prison avec sursis assortie d’une amende de vingt mille dinars ». Pour rappel, cette affaire a tenu en haleine toute la population de Draâ El Mizan, depuis  le jour de la détention préventive de B. M., poursuivi détournement de mineure sur la personne de l’écolière S. S. , âgée de neuf ans, qui rentrait chez elle après sa sortie d’école.  Le mis en cause dit l’avoir juste invité s’abriter sous le garage ou il travaillait en attendant que la pluie passe. Explication qui n’avait pas convaincu la famille de la petite.  La population quant à elle s’était mobilisée en organisant un sit-in devant le tribunal et une journée de grève générale pour exiger la libération provisoire de l’accusé interpellé après la plainte déposée par la famille.                                    

Essaïd Mouas. 

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