La Dépêche de Kabylie

Ils ont saisi les services concernés sur le sujet – Des pêcheurs diplômés en quête de crédits bancaires

Malgré qu’elle dispose de quelques 100 Kms de côte et de pêcheurs diplômés qui ne demandent qu’à exercer leur métier, le prix de la sardine descend rarement en deçà des 400 DA le kilo à Béjaïa. Pour le commun des mortels, quelque chose ne tourne pas rond. En effet, les banquiers refusent de financer l’achat de bateaux pour les jeunes pécheurs, estimant que le métier de la pêche n’est pas assez rentable et que la banque enregistre sur ses livres un portefeuille d’impayés très conséquent. Dans des lettres, datées du 17 mars du mois en cours, adressées au ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, au ministère du Travail de l’Emploi et de la Sécurité sociale, au directeur général de la BADR et au directeur de l’emploi de la wilaya de Béjaïa, pas moins de 33 jeunes pêcheurs diplômés, qui sont en quête de crédits bancaire, ont exprimé leur désarroi, leur désespoir et leur inquiétude quant à leur avenir professionnel. Ils ont sollicité ces responsables à travers le directeur régional d’exploitation de la BADR de Béjaïa pour leur accorder des crédits pour la réalisation de leur projet afin qu’ils puissent sortir de cette impasse et créer leurs propres activités. A leurs dossiers de projet d’investissement et de demande de crédits déposés à la BADR, sont jointes, également, toutes les pièces nécessaires comme l’étude technico-économique, l’attestation à l’aide financière établie par l’ENSEJ ou la CNAC, le diplôme de marin pêcheur, la décision de renouvellement d’autorisation d’acquisition d’un navire de pêche en Algérie, établi par la direction de la pêche de Béjaïa et même l’accord préalable pour l’affectation d’un poste d’accostage au niveau du port.

B. Mouhoub

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