Les travailleurs en grève

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La mobilisation des travailleurs du secteur de l’enseignement supérieur ne faiblit toujours pas. Pour faire aboutir leur plate-forme de revendications, les travailleurs des résidences universitaires de Béjaïa ont enclenché une grève ouverte de 21 jours, depuis mardi dernier. Cette décision a été prise lors de la réunion de la fédération de wilaya de Béjaïa du secteur de l’enseignement supérieur qui s’est tenue, le 17 mars dernier, à la résidence de Targua Ouzemmour. Par cette action, ces travailleurs, syndiqués au Snapap, entendent réitérer leurs revendications socioprofessionnelles et maintenir la pression sur leur tutelle. Les protestataires réclament, pour rappel, « l’intégration des contractuels et la révision à la hausse de leurs salaires ». Lors d’une conférence de presse, tenue, jeudi dernier, à la résidence des 1000 lits de Béjaïa, les représentants des travailleurs ont dénoncé « le silence observé jusque-là par les responsables locaux et nationaux des œuvres universitaires », suite à leur  mouvement de protestation. « Après sept semaines de grève, nous n’avons reçu aucune invitation au dialogue de la part de l’administration », a-t-on regretté tout en dénonçant le climat d’insécurité régnant, ces dernières semaines, au niveau des résidences U et les pressions qu’exercent sur eux les responsables de la directions des œuvres universitaires de Béjaïa pour étouffer leur mouvement de grève. « Nous avons reçu des menaces de licenciement ou de mutation de la part de la DOU », révèle-t-on, tout en levant le voile sur les pratiques peu orthodoxes au niveau des restos U. « Une fois le chef d’unité de restauration m’a sommé de lui faire sortir, sous le manteau, un carton de dattes. A défaut, il me mutera », révèle l’un des représentants des travailleurs. Un autre lui emboîte le pas pour dénoncer l’opacité caractérisant la gestion de l’argent des œuvres sociales. « La commission des œuvres sociales refusent de rendre public son bilan. Il en va de même des autres commissions », a-t-il indiqué en reprochant au DOU d’avoir confié des postes de responsabilité à des OP. « Ce sont des ouvriers professionnels qui gèrent des milliards », a-t-il précisé en signalant que ces derniers ne peuvent même pas se référer aux clauses des cahiers de charges. 

         

D. S.

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